Edito : La force de la proposition

29 novembre 2018 à 14:11 | 77 vues

Marc Decorte, Président de la Chambre de Commerce de Bruxelles

La concertation, c’est depuis l’origine l’une des raisons d’être des chambres de commerce. Si notre organisation existe, c’est notamment pour donner son conseil aux décideurs politiques, souvent demandeurs d’échanges constructifs avec le monde de l’entreprise.

Rencontrer les ministres, c’est donc l’un de nos métiers. Et pas uniquement les ministres. Nous rencontrons les femmes et hommes politiques à tous les niveaux de pouvoir : fédéral, régional, communautaire, communal, que ce soit dans une fonction exécutive ou représentative, que ce soit en tant que membre de la majorité ou de l’opposition.

Récemment, nous avons remis les mémorandums de Beci à quatre membres du gouvernement bruxellois qui ont assisté à notre événement annuel Brussels Meets Brussels. Ces demandes des entrepreneurs bruxellois ont été très bien reçues, tant de la part de partis de la majorité que de l’opposition.

Globalement, les constats et les pistes de solution font l’objet de nombreuses convergences. Le défi, dans les mois et années à venir, consistera à traduire les bonnes résolutions en politiques à déployer sur le terrain, en déclaration de gouvernement, en textes de loi, en arrêtés d’exécution, en budgets dégagés pour soutenir les entrepreneurs et l’emploi bruxellois.

D’ici le mois de mai, notre programme de rencontres est chargé. Avec un panel d’entrepreneurs, nous avons discuté avec le ministre Gosuin de priorités partagées sur la base de notre mémorandum consacré à l’emploi. Parmi celles-ci, pointons l’importance de la mobilité interrégionale sur le marché du travail, la validation des compétences, l’équivalence des diplômes, la stimulation de la création d’emploi, le développement des formations technologiques, l’entreprenariat féminin.

Un groupe de travail ad hoc s’est spécialement penché sur les starters et le rebond entrepreneurial. Les programmes de soutien à ces politiques ont été reconduits. Lors de ces échanges, les entrepreneurs ont fait part de leurs besoins, mais aussi souligné les progrès réalisés grâce à certaines politiques récentes. Par exemple les dispositifs de stage, qui donnent d’excellents résultats dans toute une série d’entreprises.

Autre exemple ? Une entreprise désirait engager davantage de femmes dans des métiers de la logistique mais ne trouvait pas de candidates formées. Difficulté qui a pu être surmontée en collaboration avec Bruxelles Formation.

Tout récemment, nous avons aussi eu l’occasion d’échanger avec le ministre-président, Rudi Vervoort, sur les priorités des entreprises pour se développer à Bruxelles.

« Certes, les échéances électorales sont propices à ce genre d’exercices. Mais construire une relation se fait avant, pendant et après les élections. C’est cela aussi notre métier : relayer vos préoccupations auprès des décideurs politiques. »

Nous vous donnons rendez-vous en 2019 et vous souhaitons déjà bonne année et plein succès !

 

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