Accueil et intégration des primo-arrivants : guide en 5 étapes

Par Stéphanie Melkebeke (Actiris) - 1 février 2019 à 13:02 | 953 vues

[Co-production] Vous faites face à une pénurie de main d’œuvre pour votre activité ? Ou vous souhaitez l’enrichir socialement et économiquement en prenant en compte la diversité ? Le recrutement de primo-arrivants dans votre entreprise peut en effet être un formidable vecteur de création de valeur et de richesse culturelle. Consultez ici notre guide pour vous aider dans vos démarches administratives.

Par primo-arrivant, on entend toute personne étrangère de plus de 18 ans qui séjourne en Belgique depuis moins de 3 ans et qui dispose d’un titre de séjour de plus de 3 mois. La personne doit être inscrite au registre des étrangers de la commune où elle est domiciliée. Obligatoire en Flandre, l’Inburgering est également d’application à Bruxelles dans le cas d’un parcours d’intégration en néerlandais.

Voici vos démarches à suivre pour accueillir un primo-arrivant dans votre entreprise :

 

1. Vérifiez le permis de travail du candidat

Avant d’avoir le droit de travailler en Belgique, rappelez-vous que tout étranger non-ressortissant d’un Etat membre de l’Espace Economique Européen (EEE) ou de la Suisse doit d’abord obtenir un permis de travail. Pour toute l’année 2018 et jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation en 2019 (voir cadre plus bas), 3 permis de travail différents sont d’application, selon les cas de figure :

  • Permis de travail A : à demander par le travailleur étranger. Il est valable pour une durée illimitée et pour toutes les professions, et uniquement accordé à ceux qui ont un permis de travail B depuis au moins 4 ans, et ayant séjourné légalement maximum 10 ans en Belgique.
  • Permis de travail B : à demander par l’employeur en même temps que l’autorisation d’occupation avant que ce dernier n’arrive en Belgique. Ce permis est valable pour une durée de 12 mois maximum, dans le cadre d’une seule profession auprès d’un seul employeur.
  • Permis de travail C : à demander par le travailleur étranger séjournant temporairement en Belgique et/ou dont le droit de séjour est précaire (candidats réfugiés par exemple). Il est valable pour une durée de 12 mois maximum, pour toutes les professions.

Permis de travail : ce qui change en 2019

Les procédures de demande de permis de travail et de demande séjour seront unifiées dès le début 2019. Il suffira donc d’introduire une seule et même demande auprès du service d’immigration local. Attention : ce permis unique ne sera valable que pour les travailleurs étrangers non-EEE souhaitant travailler en Belgique plus de 90 jours. Dans les autres cas, l’ancien système reste d’application.

 

2. Lancez vos demandes administratives

Vous pouvez faire la demande d’autorisation d’occupation et de permis de travail via les guichets du permis du travail ou par courrier à Bruxelles Economie et Emploi – Direction de la Migration économique. Les formulaires sont téléchargeables sur leur site. C’est uniquement sur la base de l’autorisation d’occupation, que le travailleur étranger non-EEE pourra demander un visa.

Un assistant en ligne pour gagner du temps !

Connaître rapidement le chemin administratif à suivre ? Le site web du service Bruxelles Economie et Emploi vous offre un assistant en ligne pour identifier plus facilement les actions à entreprendre.

 

3. Dressez un contrat de travail adapté

Il peut être utile d’ajouter au contrat les modalités auxquelles s’engagent le travailleur étranger et l’employeur : assistance éventuelle de l’employeur pour les démarches administratives, langue utilisée sur le lieu de travail, références aux réglementations en vigueur, etc. Pour aller plus vite, vous pouvez télécharger un modèle de contrat de travail adapté ici.

 

4. Cherchez de l’accompagnement

Dans le parcours d’intégration à Bruxelles en langue française, les bureaux BAPA Bruxelles et BAPA VIA fournissent le 1er accompagnement individuel : accueil, information sur les droits et devoirs, et bilan social et linguistique. Dans le parcours en néerlandais, c’est l’asbl BON qui reprend cette mission. Attention : quel que soit le parcours choisi, le primo-arrivant peut se diriger soit vers Actiris, soit vers le VDAB pour sa recherche d’emploi.

 

5. Faites appel à des partenaires

L’asbl CIRE soutient les primo-arrivants dans leurs démarches d’équivalence de diplômes, ainsi que BON en néerlandais. Le Centre Bruxellois pour la validation des compétences et le portail Valoriser mon expérience sont également des outils intéressants pour favoriser un meilleur matching. Tout au long du parcours de recherche d’emploi, d’autres ASBL telles que ConvivialDuo for a Job ainsi que Connect2Work et AIF+ en néerlandais fournissent un coaching pour la préparation des entretiens et pour renforcer les compétences des primo-arrivants, ce même après avoir été engagés.

 

 

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