Brussels Dry Gin : l’eau de vie bruxelloise

Par Guy Van den Noortgate  - 3 février 2019 à 13:02 | 820 vues

D.R.

Avec le Brussels Dry Gin, élaboré et mis en bouteille à Bruxelles par Philippe Mercier, les Distilleries Bruxelloises remettent au goût du jour une boisson typique de chez nous. Qui ambitionne de séduire autant les touristes que les locaux.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, qu’il a effectuée dans les ressources humaines, Philippe Mercier a toujours été passionné par les spiritueux et les multiples facettes de leur élaboration : « J’ai suivi des formations de distillation en France, auprès de petites distilleries artisanales, ainsi qu’en Suisse à l’École du vin de Changins, près de Nyon. Cette dernière organise en collaboration avec les douanes un cours sur les boissons distillées qui englobe la fabrication, la dégustation et la législation. »

Le projet de Philippe Mercier vise à recréer une vraie distillerie à Bruxelles. Il faut savoir qu’à une époque, Bruxelles mais également la Flandre et la Wallonie n’en manquaient pas, surtout de genièvre. Au milieu du 19e siècle, Bruxelles comptait ainsi une cinquantaine de petites distilleries. « Le gin est un dérivé du genièvre d’origine belgo-hollandaise », poursuit Philippe Mercier. « C’est lors de guerres avec les Pays-Bas que les Britanniques ont découvert le ‘ginniver’, qui a donné chez eux le gin. » À chacun sa recette en termes d’assemblage d’épices. Une seule condition : la présence de baies de genévrier.

Le gin a connu son heure de gloire dans l’après-guerre, avant de voir sa consommation stagner dans les années 1970. Depuis quelques années, il est revenu au goût du jour. « La boisson séduit à nouveau. Pour la confection de cocktails mais également pour les qualités gustatives du gin en tant que tel. »

Dans l’attente de sa propre distillerie qui nécessite un investissement de l’ordre de 300 à 350.000 euros, Philippe Mercier a commencé à travailler « à froid ». En d’autres termes, il ajoute à de l’alcool de seigle différentes épices qui donnent au Brussels Dry Gin son cachet propre. Une première production a été réalisée fin 2017 et, tout au long de l’année dernière, il a écoulé plus de 500 bouteilles dans une dizaine de boutiques à Bruxelles. Dans un premier temps, il a voulu tester le marché.

Le Brussels Dry Gin titre à 37,5° et est actuellement disponible en bouteilles de 70, 20 et 5 cl. Outre quelques magasins dont la liste est disponible sur le site de Brussels Dry Gin, on peut notamment déguster le gin bruxellois dans 5 Thon Hotels, dont le Stanhope, ainsi qu’au restaurant Palo Alto. Les Distilleries Bruxelloises ont également noué un partenariat avec Schweppes Premium Mixers. À terme, Philippe Mercier souhaite développer sa commercialisation aussi bien dans la distribution que dans l’horeca. D’autant qu’il a encore d’autres idées pour son alambic.

Mais avant de les distiller, il lui faut disposer de sa propre installation. Outre le financement, il doit trouver une surface de 400 à 450 m². Seul impératif : le lieu doit être situé dans l’une des 19 communes bruxelloises. « On ne peut pas s’appeler Brussels Dry Gin et aller distiller en dehors de Bruxelles. L’idée est de proposer une distillerie que le public puisse visiter et ainsi découvrir le processus de distillation. » Le business plan élaboré avec le soutien de Beci est prêt. Il reste à convaincre les investisseurs potentiels.

Info : brusselsdrygin.be

 

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