Hiroshi Yamauchi : des jeux de cartes à l’empire du jeu vidéo

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 5 février 2019 à 13:02 | 360 vues

Figure emblématique peu connue du grand public, Hiroshi Yamauchi est considéré comme le père de Nintendo. Il est l’héritier d’une société familiale devenue, sous sa direction, l’un des premiers fabricants de jeux vidéo au monde. Entrepreneur discret, il est pourtant le créateur de la Game Boy, de Mario, Zelda et de Pokémon, pour ne citer qu’eux.

L’histoire commence au Japon, en 1887. À l’époque, Fusajiro Yamauchi, l’arrière-grand-père d’Hiroshi, crée une petite fabrique de « hanafuda », un jeu de cartes traditionnel japonais. Le Japon est en pleine ère Meiji et commence à s’ouvrir à l’Occident. L’entrepreneur comprend qu’il y a là un marché à saisir. Il crée Nintendo : « Laissez la chance au ciel », en japonais. Le succès est au rendez-vous, notamment grâce à l’explosion des salles de jeu clandestines contrôlées par la mafia.

En 1929, Fusajiro se retire des affaires. Les successeurs s’enchaînent jusqu’au jeune Hiroshi Yamauchi. Dissipé et peu diplômé, l’héritier de la société de cartes à jouer n’est a priori pas le patron idéal. À 22 ans, Hiroshi prend la décision de licencier tous les cadres de l’entreprise : personne n’osera désormais contester son autorité.

En 1966, il crée un jouet révolutionnaire : l’Ultra Hand, une main mécanique permettant de jouer avec des balles. Du jeu mécanisé au jeu électronique, il n’y a qu’un pas. Ce pas, il se fera lors d’un dîner chez des amis, autour de la réussite d’Atari. Le PDG découvre le potentiel du marché des jeux vidéo. Le lendemain, il décide de créer une console : la Color TV Game 6.

Le véritable tournant pour Nintendo a lieu en 1989, lorsque Hiroshi décide de lancer la première console portative à bas prix. La Game Boy, première console de poche et véritable révolution sur le marché des jeux vidéo, se vendra à 118 millions d’exemplaires.

Jusqu’à son départ de la société en 2002, Hiroshi Yamauchi gouvernera son empire d’une main de fer. Chaque décision, il la prendra seul et n’aura de cesse de citer l’importance décisive de l’intuition de l’entrepreneur.

 

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