Des boulevards urbains pour Bruxelles : pourquoi pas ?

8 février 2019 à 12:02 | 567 vues

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Le 7 février, le gouvernement bruxellois a décidé de reclasser les autoroutes E40 et A12 à l’entrée de Bruxelles. Ce reclassement permettra à terme de transformer ces autoroutes en « boulevards urbains », ce qui se traduira par la réduction du nombre de voies et une limitation à 50 km/h.

Fin 2018, Beci avait demandé la mise en place d’un test en vue d’une bande de covoiturage sur l’E40. « Nous constatons que l’autosolisme de masse est un facteur important de saturation du réseau routier. Avec une voie réservée aux covoitureurs, on pourrait se concentrer sur le changement de comportement. Cette voie pourrait aussi être accessible au transport par autobus, tant public que privé. Dans le cadre du reclassement des autoroutes E40 et A12, nous plaidons à nouveau pour des voies de covoiturage plutôt que pour une simple réduction du nombre de voies », explique Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.

Pour les entrepreneurs bruxellois, le fait que le reclassement de l’autoroute A12 s’accompagne de la construction d’un parking de délestage, articulé avec les transports publics, est une bonne nouvelle. « Beci a toujours défendu l’idée que la conversion aux boulevards urbains ne peut être une option que si elle s’accompagne des investissements nécessaires dans les transports publics et le stationnement en correspondance. Nous notons avec satisfaction que le gouvernement bruxellois a répondu à cet appel », déclare Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci.

Beci souligne encore que les flux de trafic domicile-travail sont interrégionaux, et que la concertation avec les autres régions reste donc indispensable. Il convient d’en tenir compte lorsqu’on s’attaque aux problèmes de mobilité dans et autour de Bruxelles. « Compte tenu de la réalité de Bruxelles, où certaines entreprises restent difficiles d’accès par les transports publics ou les modes de transport alternatifs, la voiture reste le moyen de transport préféré des navetteurs. Repousser les embouteillages hors de Bruxelles et les déplacer en périphérie n’est pas une solution. Avec les autres régions, nous devons donc également nous concentrer sur l’offre, par exemple en développant à court terme les transports publics par le biais de partenariats avec le secteur privé, en facilitant l’intégration des services de mobilité publics et privés et la connexion entre Bruxelles et l’aéroport », reprend Olivier Willocx.

La concertation avec les autres régions est également nécessaire pour limiter les nuisances causées par les chantiers. « De nombreux grands chantiers d’infrastructures sont prévus dans les années à venir en périphérie de Bruxelles, dont l’optimisation du Ring : l’organisation et la coordination de ces différents chantiers devraient permettre aux usagers de se préparer aux conséquences des travaux », conclut Ischa Lambrechts.

 

Pour plus d’informations :

Ischa Lambrechts

Conseiller en Mobilité

+32 475 75 12 30

ila@beci.be

www.beci.be

 

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