Le virus de la procrastination, une des causes du stress chronique ?

Par Johan Deleuze  - 1 mars 2019 à 14:03 | 330 vues

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Nous connaissons tous le proverbe « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui ».

Cela n’a jamais été aussi vrai, dans notre vie quotidienne où être organisé est le maître-mot pour trouver du temps pour soi !

Qui n’a jamais été tenté en début de journée, en parcourant sa charge de travail, de mettre volontairement de côté des tâches peu sexy et ardues, se disant qu’il les ferait plus tard ? Et plus tard justement, il se produit un imprévu. Il monopolise votre temps et votre énergie. Vous ne parvenez pas à effectuer, ou alors très grossièrement, les tâches reportées. Tout s’emballe. Panique à bord ! Le comble ? En imputer la faute à l’imprévu. Hum, pas de quoi favoriser la prise de conscience.

Mais à bien y regarder, waw ! Quels pics de stress ! D’accord, une poussée de stress remet parfois les idées en place mais, comme pour l’alcool, l’abus nuit à la santé. Répété, le stress vous érode complètement ! Fatigue chronique, irritabilité, troubles du sommeil … Bref, vous voilà comme un ours enragé vendant cher sa peau ! Pour finir, votre seul refuge sera ces moments de stress apparemment grisants, voire planants… La spirale de la chronicité est amorcée.

Existe-t-il un remède miracle pour faire face à ce fichu virus de la procrastination et l’éliminer définitivement de notre vie ?

Oui, il est en nous ! Ce qui nous glorifie le plus, c’est le sentiment d’une journée bien accomplie. Cela ne signifie pas que pour y arriver, nous ne faisons que ce qui nous plaît ! Là, c’est retour à la case départ de la procrastination, puisque les tâches rébarbatives restent sur le côté. Que faire alors ? Il faut tromper notre esprit. C’est très simple.

Pourquoi ne commencerions-nous pas notre travail par ce qui ne nous passionne pas du tout ? Ces corvées terminées, nous pouvons consacrer le reste de notre journée à des tâches intéressantes, motivantes, passionnantes… Le tour est joué ! Nous avons trompé notre esprit, pas d’heures sup, pas de grogne ou de nuage noir au-dessus de notre tête. La journée se termine dans un état de sérénité totale et nous profitons de notre temps libre.

Et franchement ça, c’est un virus que nous aimerions tous attraper : « l’auto-satisfactionnite » !

À quand la création d’unités d’auto-satisfaits dans les établissements de soins de santé ? Succès garanti !

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