Marc Filipson : « Je suis quelqu’un de solaire »

5 mars 2019 à 11:03 | 440 vues

Kroll - Marc Filipson ©Kroll

Dans le cadre du numéro de mars de votre magazine Bruxelles Métropole, 14 dirigeants d’entreprises ont accepté de se prêter au questionnaire de Giles Daoust (ainsi qu’au coup de crayon de Pierre Kroll !).

 

Marc FilipsonPropriétaire de Filigranes  

 

Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? 

À l’âge de 12 ans, j’ai travaillé à la librairie Étienne qui se trouvait derrière chez mes parents. Je m’occupais des invendus dans la cave. À l’époque, les retours de presse se faisaient entièrement à la main. C’est suite à cela que j’ai obtenu le premier vrai job qui m’a rapporté beaucoup d’argent. J’ai travaillé pour un marchand de tissus ; je détenais la clé de son garage et je coupais des rouleaux sur 1 m 50. De mémoire, je recevais trois francs belges par tissu coupé. C’est vite devenu le job le mieux rémunéré de ma vie… 

 

Le defining moment de votre vie professionnelle ? 

Le premier élément, c’est lorsque j’ai enseigné pendant trois mois. Je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais faire ce métier : non parce que je n’aimais pas enseigner, mais parce que cela ne me permettait pas de me terminer le mois. Le deuxième, c’est quand j’ai repris mon petit commerce de 30 m², rue de l’Industrie. J’ai très vite réalisé que je pouvais vendre n’importe quoi. Comme je l’ai dit très souvent : j’ai la chance d’être libraire et j’ai la chance de savoir et d’aimer vendre. 

  

Votre plus gros échec professionnel ? 

À chaque fois que j’ai fait le bien, cela s’est retourné contre moi. Donc j’ai connu énormément d’échecs, et bien souvent cela s’est soldé par de la jalousie, de la méchanceté. C’est très triste comme constat, mais je l’assume.  

 

Quel est votre super-pouvoir ? 

Je suis quelqu’un de solaire : lorsque j’arrive dans une réunion où les gens sont pour la plupart tirés à quatre épingles, il me suffit de quelques minutes pour désacraliser et détendre l’atmosphère.  

 

Quel est votre plus grand défaut ? 

L’excès de franchise et la bonté. C’est mauvais d’être trop bon quand on est entrepreneur.  

 

L’élémentclé du succès de votre entreprise ?

On est la plus grande librairie de Belgique, la troisième au niveau européen et cela reste une affaire familiale. Je suis 100 % actionnaire et donc je fais ce que je veux !   

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Mon inspiration est stimulée au quotidien, à chaque nouvelle rencontre, à chaque nouvelle lecture. La maison est une véritable fourmilière, j’ai également la chance de croiser un nombre incalculable de personnes : des auteurs, des amis, des artistes, des clients…  

 

Quel est votre livre préféré ? 

« La source », de James A. Michener. Ce livre, je l’ai reçu lors de ma bar mitzvah à l’âge de 14 ans. C’est un ouvrage incroyable : il conte 5 000 ans d’histoire du peuple juif. C’est également une véritable brique, accessible à tous, qui prouve à ceux qui aiment la lecture qu’on peut aussi se délecter d’un livre de 1000 pages. 

 

Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? 

Ne fais pas trop vite confiance aux autres !  

 

Votre maxime, votre citation favorite ? 

Elle est de moi : « Le changement c’est la continuité » ! 

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