Julien Vendeleene : « Faire moins et mieux ! »

7 mars 2019 à 07:03 | 405 vues

Kroll - Julien Vandeleene ©kroll

Dans le cadre du numéro de mars de votre magazine Bruxelles Métropole, 14 dirigeants d’entreprises ont accepté de se prêter au questionnaire de Giles Daoust (ainsi qu’au coup de crayon de Pierre Kroll !).

 

Julien Vendeleene CEO de BePark spécialiste du park sharing 

 

Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? 

J’ai fait un master en création d’entreprise ; mon projet de mémoire était lié à la création d’une nouvelle entreprise qui commercialisait des couvertures de sécurité pour piscines. J’ai développé 4 produits hauts de gamme innovants. Une fois diplômé, j’ai monté ma SPRL pour me jeter dans le bain. 

  

Le ‘defining moment de votre vie professionnelle ? 

L’année 2010, le moment où j’ai décidé de créer BePark : j’ai arrêté les piscines, stoppé ma rémunération, j’ai loué un petit bureau et j’ai commandé mes deux ordinateurs chez Dell. Je me suis retrouvé avec des journées de 24 h entièrement dédiées à BePark. L’idée germait en moi depuis deux ans déjà. J’avais découvert lors d’un voyage à Boston la pratique du partage de parking entre particuliers et je trouvais ça terrible !  

  

Votre plus belle réussite professionnelle ? 

Récemment, on a failli être rachetés par un grand groupe. Pendant toute cette période, je me suis désaxé du business : je passais mon temps dans des levées de fonds. Or, je savais bien que le business n’était pas encore assez mature et rentable, mais c’était difficile de fermer la porte à une si belle opportunité. Finalement, le deal ne s’est pas fait. Malgré la déconvenue, on s’est relevés et on est parvenus à obtenir un cash-flow positif, une équipe saine et un nouveau produit.  

 

Votre plus gros échec professionnel ? 

J’ai raté mon focus pendant les trois premières années de BePark : j’étais constamment à l’affût de nouvelles opportunités. On s’est dispersés : on est allés en Espagne alors qu’on n’était pas encore rentables. On s’est développés en France avec un autre business model. On a créé des produits similaires sans tenir compte des diversifications de chaque marché.  

 

Quel est votre super-pouvoir ? 

J’ai su pivoter et me retourner. Si on regarde l’évolution de la société depuis 2011, le business a complètement évolué : on a changé de vision, de technologie et d’approche. 

 

Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? 

J’aurais voulu être architecte, ou promoteur immobilier. J’aime autant l’aspect créatif que l’aspect immobilier, l’idée qu’on laisse une trace. C’est un métier complexe qui mêle l’esthétique du design au côté cartésien, ergonomique et modulable. Un beau challenge !  

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Jeff Bezos est un vrai modèle, il a réussi à faire pivoter constamment son entreprise durant les dix dernières années pour devenir leader mondial du secteur. Aujourd’hui, je me tourne vers mon conseil d’administration qui me challenge au quotidien. Par exemple, Augustin Winnie de Caméléon m’aide beaucoup dans le développement de la société. 

 

Votre livre préféré ? 

« Lean Start-up »,d’Eric Ries. Je l’ai lu en 2015 et il m’a aidé à revenir à l’essentiel et à me recentrer sur ce qui était vraiment nécessaire.  

 

Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? 

Je me suis trop éparpillé alors je dirais : faire moins et mieux !  

 

Votre maxime, votre citation favorite ? 

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Mark Twain) 

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