Joan Condjits : « Ose plus et n’oublie pas tes rêves »

8 mars 2019 à 07:03 | 263 vues

Kroll - Joan Condijts ©kroll

Dans le cadre du numéro de mars de votre magazine Bruxelles Métropole, 14 dirigeants d’entreprises ont accepté de se prêter au questionnaire de Giles Daoust (ainsi qu’au coup de crayon de Pierre Kroll !).

 

Joan Condjits Cofondateur de LN24, chaîne belge d’info en continu 

 

Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? 

Une fois diplômé, j’ai travaillé pendant trois mois pour une structure qui devait préparer l’Euro 2000 de football. J’ai été recruté pour m’occuper notamment de la communication.  

 

Le defining moment de votre vie professionnelle ? 

Le moment où on m’a téléphoné pour devenir rédacteur en chef de L’Écho. À l’époque, j’étais chef du service économique du journal Le Soir. C’était un véritable tournant dans ma carrière : je suis passé du middle management au statut de patron. Je n’ai pas hésité une seconde. 

  

Votre plus belle réussite professionnelle ? 

C’est d’avoir réussi à changer le positionnement stratégique dL’Écho. Nous sommes parvenus à le faire évoluer d’un journal financier et boursier vers un journal business, ouvert à la politique et à la culture. Et puis, on a gagné des lecteurs plutôt que d’en perdre, dans un paysage où l’inverse est assez vrai… 

 

Votre plus gros échec professionnel ? 

Mon plus gros échec, c’est d’avoir trop attendu. Lorsque j’étais chef du service économique du Soir, le management a changé au-dessus de moi. J’ai toléré beaucoup de choses. J’aurais dû dire stop bien plus tôt et j’ai causé des dégâts. Depuis, j’ai compris la nécessité de prendre les décisions au bon moment. 

 

Vous sentez-vous entrepreneur ? 

Je suis fondamentalement un entrepreneur. Cependant, je suis aussi quelqu’un d’ambivalent. J’ai un côté anticonformiste : j’aime être indépendant, créer des choses et mettre la main à la pâte. Paradoxalement, j’ai reçu une éducation plutôt conformiste. Pour mes parents, la réussite rimait avec un travail stable et un salaire correct. Et finalement, à 40 ans, la vraie nature revient au galop… 

 

Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? 

J’aurais bien aimé être architecte. Cela correspond à ma personnalité, qui allie un côté très pragmatique, quasi scientifique, et cet aspect créatif.  

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Je crois que c’est dans mon ADN de journaliste : je puise mes inspirations partout où quelque chose peut être retenu, approfondi et utilisé. Pour moi, tout conduit le cerveau à réfléchir et à créer. Donc, je n’ai pas une source privilégiée d’inspiration.  

 

Votre livre préféré ? 

«Les mémoires d’Hadrien », de Marguerite Yourcenar. Une plongée dans l’humanité profonde, dans l’histoire d’un homme, à travers ses réflexions qui sont des réflexions essentielles. Ce livre m’a profondément marqué dans ma vie d’homme et d’entrepreneur. 

 

Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? 

La place du Sablon ; c’est l’un des lieux les plus beaux et élégants de Bruxelles.  

 

Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? 

Ose plus et n’oublie pas tes rêves. À 20 ans, je voulais devenir écrivain, mais je n’en avais pas les moyens. Je suis devenu journaliste et j’ai oublié ce rêve. Ou plutôt, je l’ai enfoui ; il a ressurgi quand j’avais 30 ans. 

 

Votre maxime, votre citation favorite ? 

« La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie » (Sénèque).  

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