Brigitte Chanoine : « Je me conseillerais d’être plus patiente »

9 mars 2019 à 12:03 | 284 vues

Kroll - Brigitte Chanoine ©kroll

Dans le cadre du numéro de mars de votre magazine Bruxelles Métropole, 14 dirigeants d’entreprises ont accepté de se prêter au questionnaire de Giles Daoust (ainsi qu’au coup de crayon de Pierre Kroll !).

 

Brigitte ChanoineRectrice de l’Ichec Business School 

 

Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? 

C’était aux USA, à Indianapolis, dans une PME américaine où je travaillais dans le département Health & Safety. J’y suis restée deux ans, puis je suis rentrée en Belgique. 

 

Ldefining moment’ de votre vie professionnelle ? 

Ma carrière est faite de deux grands moments : le jour où j’ai défendu ma thèse de doctorat en finance sur la valorisation des entreprises et lorsque je suis devenue rectrice de l’Ichec en 2008.  

 

Votre plus belle réussite professionnelle ? 

L’obtention de l’accréditation internationale. Ce n’est pas que ma réussite, mais celle de toute une équipe. Recevoir ce label de qualité est l’une des plus belles réalisations de mon rectorat. On a dû mettre en place des processus qualité à tous les niveaux et des experts internationaux sont venus les vérifier.  

 

Votre plus gros échec professionnel ? 

J’ai parfois rencontré des écueils : vous avez un projet et l’environnement politique contraignant ne vous permet pas d’avancer comme vous le voulez. Mais, jusqu’à présent, j’ai réussi tant bien que mal à les surpasser. 

 

À l’heure actuelle, quel est votre plus grand challenge ? 

C’est de pouvoir faire le parcours du saut de mouton au quotidien, malgré les difficultés et les embûches. Je dois parvenir à faire bouger l’école en permanence, ce qui correspond plus ou moins à 400 personnes chaque jour (formation initiale, continue et collaborateurs confondus).  

 

Quel est votre super-pouvoir ? 

Mon dynamisme. 

 

Quel est votre plus grand défaut ? 

Sans doute mon côté chef, dans une institution universitaire… Je sais que je suis une meneuse d’hommes. Parfois, je le suis sans doute trop pour un monde comme le monde académique. Et donc, il est vrai que cela peut se retourner contre moi. Je suis élue par mes pairs, mais le jour où je ne serais plus rectrice, je repartirai parmi mes pairs… C’est un rôle réellement compliqué.  

 

Qui est votre héros ? 

Dans mon métier, vous avez cruellement besoin de mentors. Étant donné que vous êtes professeur, vous n’êtes pas vraiment préparé à ce job. J’ai autour de moi des sages et des référents comme Étienne Davignon, le président du conseil d’administration. Ils se comptent sur les doigts d’une main et sont mes sources d’inspiration. 

 

Votre livre préféré ? 

Je lis essentiellement pour me détendre. De façon systématique avant de dormir et de façon boulimique pendant mes vacances. J’ai vraiment une lecture extrêmement variée ; là, par exemple, je viens de terminer le livre d’Adeline Dieudonné et de débuter le prix Goncourt.  

 

Votre film préféré ? 

Je vais souvent au cinéma, mais je n’ai pas de film favori. Mon dernier coup de cœur ? « Capharnaüm », de Nadine Labaki, avec Zaïn Al Rafeea : un film d’une profondeur et d’une interpellation extraordinaires. J’aime aller voir des films qui marquent, en famille avec mon mari, mes trois enfants et leurs compagnons. À la fin, on se retrouve, on échange et on partage nos émotions. C’est toujours très riche. 

 

Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? 

Je me conseillerais d’être plus patiente !  

 

Votre maxime, votre citation favorite ? 

« Hakuna Matata », une expression swahilie qui veut dire « il n’y a pas de problème » !

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