« Je lis beaucoup de biographies »

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 12 mars 2019 à 17:03 | 423 vues

Kroll - Sébastien Morvan ©kroll

Interview avec Sébastien Morvan, co-fondateur du Brussels Beer Project

 

Quel a été le defining moment de votre vie professionnelle ?

Le premier, c’est quand j’ai décidé d’écouter mes valeurs plutôt que l’idée de carrière et celle de l’argent. J’ai alors quitté la City et le monde de la banque pour me diriger vers la microfinance en Amérique latine. Le deuxième, c’est bien évidemment la création quelques années plus tard de ma propre entreprise : Brussels Beer Project avec Olivier, mon associé.   

 

Votre plus belle réussite professionnelle ?

Ce sera la nouvelle brasserie qui verra le jour à Anderlecht en 2020. Là-bas, nous aurons la possibilité de brasser jusqu’à 10 millions de bouteilles par an. C’est notre plus gros challenge depuis le lancement du projet.  

 

Quel est votre super-pouvoir ?

Je n’ai pas peur de mes rêves. Je pense que l’on est souvent les premiers à se censurer. 

 

Quel est votre plus grand défaut ?

Incontestablement, je ne suis pas le meilleur des gestionnaires.  

 

L’élémentclé du succès de votre entreprise ?

Je suis bien content de vivre cette aventure à deux. La dynamique de duo est essentielle : on parle le même langage, mais on a nos propres domaines d’expertises et de compétences. Je ne crois pas en revanche que la complémentarité extrême soit une bonne chose, car il faut garder des ponts possibles.  

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je puise l’inspiration de partout. La première qui me vienne à l’esprit vient du monde du sport. J’étais ado dans un petit village breton et voilà que Michael Jordan explosait l’écran de mon téléviseur. J’ai beaucoup lu sur son parcours et son état d’esprit. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne se mettait aucune limite. Et s’il était pétri de talent, il était le premier à travailler et à être fier de transpirer pour atteindre ses objectifs.  

 

Quels sont vos hobbys ?

Le sport notamment, c’est quelque chose d’important pour moi. Je fais de la course à pied et je nage. C’est un peu ma façon à moi de méditer, de m’évader.  

 

Votre livre préféré ?

Je lis beaucoup, et souvent ce sont des biographies. Récemment, j’ai lu celle de Magellan : quelle claque ! Quand on parle de la nécessité d’aller vers l’inconnu, lui l’a littéralement fait. Il s’est projeté dans des mers qui n’existaient sur aucune carte. J’ai dévoré sa biographie, elle m’a beaucoup inspiré.  

 

Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ?

La place Sainte-Catherine avec sa grande diversité et sa convivialité : l’hiver pour son marché de Noël et son église illuminé, l’été pour ses terrasses bondées et son esprit de village. Si je suis né en France, en Bretagne pour être précis. Je me sens, après toutes ces années, tout à fait Bruxellois.  

 

Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ?

De s’entourer de personnes qui peuvent comprendre vos choix. Rencontrer des entrepreneurs ou des gens aux parcours atypiques, qui prennent plaisir à sortir des sentiers battus. En revanche, attention aux bons sentiments protecteurs de certains proches qui peuvent alourdir plutôt qu’alléger.  

 

Votre maxime, votre citation favorite ?

« Safe is risky. » 

 

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