Valentin Richard : 22 ans, serial entrepreneur, de Menu Next Door à Koudetat

Par Elisa Brevet (Generation Makers) - 13 mars 2019 à 09:03 | 505 vues

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Ambassadeur de la « French tech » par excellence, Valentin a appris à coder, créer des sites, monter des projets (GlassStories, WebHunter…), et tout ça à 13 ans, dans sa chambre, sagement assis derrière son ordinateur. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il est le CEO de Koudetat (joint-venture de The Family), une plateforme gratuite dédiée à l’apprentissage de l’entrepreneuriat.

Tu as commencé ta carrière entrepreneuriale à 13 ans avec ton blog WebHunter. Puis, tu as véritablement connu le succès avec GlassStories. En quoi ces deux étapes t’ont-elles permis de devenir l’un des plus jeunes entrepreneurs français ?

À l’époque, mon beau-frère détenait un média qui parlait de foot et je trouvais ça plutôt cool. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse la même chose. C’est un modèle que l’on retrouve beaucoup chez les entrepreneurs : copier ce que l’on connaît et ce à quoi on peut s’identifier. On commence toujours par copier la chose la plus proche et la plus évidente. J’ai donc décidé de lancer mon propre média. Il m’a aidé et m’a montré comment procéder : j’ai appris à coder, à gérer mon site. Ce qui est dingue, c’est qu’avec internet, le savoir devient une commodité.

Quand tu t’es lancé, tu étais encore au collège. Tu rentrais chez toi après l’école et tu écrivais ?

J’ai décidé de lancer WebHunter, un blog de gaming et de high-tech, sans aucune démarche entrepreneuriale. Je le faisais avec beaucoup de sérieux et je dois reconnaître qu’il y a toujours eu cet objectif d’en faire quelque chose de grand, de vraiment fort. Chaque soir, je rentrais, je me connectais sur mon ordinateur et je traduisais des articles en anglais sur les sujets qui m’intéressaient. À force de traduire, je me rendais compte de ce qui revenait souvent, de la manière d’écrire. Très vite, je suis passé de la copie à la création.

Comment es-tu parvenu à te faire repérer par les marques ?

Plus le temps passait et plus je gagnais en visibilité, c’est la magie d’internet ! Même si tu n’obtiens que 100 visites par jour sur ton site, il suffit que, parmi elles, il y en ait une qui soit influente pour se faire repérer. J’ai commencé à recevoir des mails. C’était l’époque où les blogs existaient encore très peu. Les marques ont commencé à m’envoyer des produits. Je me souviens : j’avais 13 ans, j’étais dans ma chambre et des camions UPS venaient me livrer des téléphones, des ordinateurs, quasiment tous les jours. J’écrivais un article ; il pouvait être lu 6000 fois et la marque était contente. Au bout d’un moment, je me suis vraiment pris au jeu, j’ai contacté des agences, créé des événements…

Qu’est-ce qui te challengeait le plus ?

Je crois que c’était de vouloir faire quelque chose de différent. Je me sentais déjà marginal auprès de mes amis du collège. On parle beaucoup de millennials, et il y a cette chose qui est propre à notre génération, celle où nos parents nous ont fait croire qu’on était spéciaux. Parfois, certains d’entre nous ont vraiment cru à une grande destinée qu’il fallait accomplir. Je dois en faire partie !

Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast.

Un podcast à écouter…

Fresh Air : Terry Gross, présentatrice de l’émission de la radio NPR Fresh Air, aux États-Unis, livre à ses auditeurs des entretiens profonds et surprenants sur des sujets profonds et variés (sciences, politique, culture, astrophysique…).

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