La petite reine en tête du budget mobilité ?

Par Catherine Langenaeken (Acerta) - 22 mars 2019 à 10:03 | 515 vues

Vélo Budget Mobilité ©GettyImages

[Coproduction] Le vélo va-t-il devenir l’alternative de transport économique par excellence ? Sa popularité est en tout cas en hausse. Les employés l’apprécient et le considèrent comme une solution de mobilité confortable dans leur package de rémunération flexible. Côté employeurs, cela peut aussi avoir des avantages. Reste à savoir comment bien l’introduire dans l’entreprise. 

Embouteillages ou pas, les habitudes du Belge ont la vie dure : environ un employé sur cinq dans notre pays conduit toujours une voiture de société. L’utilisation du vélo et des transports en commun est certes en hausse, mais il reste nécessaire de promouvoir davantage le deux-roues comme solution alternative dans le trafic urbain. Le nouveau budget mobilité peut certainement y contribuer. Les dirigeants d’entreprises et responsables RH confirment d’ailleurs que les employés sont de plus en plus demandeurs d’une mise à disposition par l’employeur de vélos d’entreprise, électriques ou non. Pour éviter un blocage total et faire preuve d’une saine responsabilité sociétale, il est temps de faire de ce souhait une réalité. C’est une belle carte moderne et durable pour l’employeur, qui peut en plus la jouer sans augmenter ses coûts salariaux. 

Le budget mobilité est entré en vigueur le 1er mars dernier. Par rapport à la réglementation « cash for car » qui a connu un succès plus que mitigé, le budget mobilité constitue une mesure plus avancée : les travailleurs qui renoncent à la voiture dont ils disposent (ou à laquelle ils peuvent prétendre) reçoivent un budget à consacrer à un ou plusieurs moyens de transport. Ils peuvent ainsi choisir l’option mobilité la plus adaptée à leur trajet, la bonne nouvelle étant que le montant brut du budget mobilité est plus élevé que l’allocation brute de mobilité, et les choix de dépense sont plus variés. Ces différents choix sont regroupés sous trois piliers bénéficiant d’un traitement (para)fiscal spécifique. 

 

Confort pour l’employé, responsabilité sociétale pour l’employeur 

Si un employé décide d’utiliser son budget mobilité pour un vélo (électrique) et un abonnement de transports en commun, cette partie du budget est exonérée. Outre les avantages évidents pour la santé (un collègue en bonne santé et détendu est un collègue productif et agréable), le budget d’un vélo perçu en vue d’une meilleure mobilité, à dépenser par exemple pour un vélo électrique ou pliant afin de combiner différents transports, peut être très gratifiant pour l’employé. L’intégration du budget mobilité dans une politique RH représente en outre un bon argument d’embauche pour l’employeur. 

L’intégration du vélo dans un budget mobilité est une alternative fiscalement avantageuse qui peut prendre différentes formes. Diverses organisations spécialisées ont pris les devants et conclu des accords avec des banques pour organiser le leasing de vélos (généralement électriques) : une option intéressante si les distances à parcourir sont assez longues pour les employés. Les entreprises situées dans ou à proximité d’un centre-ville peuvent quant à elles envisager un abonnement à un service de vélos partagés, qui est aussi une solution pratique pour les employés se rendant au travail en train ou en bus. 

Le vélo a donc la cote auprès des employés. Le baromètre de mobilité Acerta de 2018 indiquait d’ailleurs une hausse du nombre d’employés se rendant au travail à vélo (de 22,4 à 24,2 % en un an). 13,8 % des travailleurs de notre pays ne jurent que par le vélo. À l’heure où les employés demandent davantage de flexibilité dans leur package salarial, la petite reine sort du peloton et se démarque comme une solution de mobilité saine et confortable. Les employeurs qui envisagent l’intégration du vélo feraient en outre preuve d’un bel esprit d’initiative pour renforcer leur responsabilité sociétale. 

 

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