Studio Biskt : « Grâce à notre coach, on a réorienté notre business model »

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 3 avril 2019 à 08:04 | 611 vues

Biskt Charlotte et Martin - Studio Biskt

Charlotte et Martin se sont rencontrés à La Cambre. L’un étudiait la céramique, l’autre le design industriel. En couple au quotidien et au travail, ces millennials touche-à-tout ont décidé d’unir leur savoir-faire pour créer Biskt, leur studio de design et de recherche sur le matériau céramique. 

 

Quelle est l’histoire de votre Studio Biskt ? 

Martin : Nous avons eu envie d’unir nos forces et nos compétences pour créer un studio de design et de recherche autour du matériau céramique. On explore, on essaye de combiner des procédés industriels de manière artisanale. On retourne ces procédés dans tous les sens ! Quant au choix des couleurs, on essaye de prendre le contre-pied des grosses entreprises de carrelage. On propose un large panel de coloris grâce aux savoir-faire d’émaillage de Charlotte.  

 

Avant Biskt, il y’avait Biscuit. Comment avez-vous opéré ce changement de positionnement et de marque ? 

Martin : C’est vrai qu’on a commencé par lancer le studio Biscuit. On travaillait exclusivement de la vaisselle en céramique : bols, tasses, plats… Et puis, on s’est rendu compte que c’était vraiment un milieu compliqué. On ne parvenait pas à gagner suffisamment notre vie : c’était beaucoup d’énergie, beaucoup de salons, peu de ventes et beaucoup de concurrence. On a gagné une bourse du MAD, qui nous a permis d’acheter du matériel et qui nous a offert un coaching. Grâce à notre coach, on a réorienté notre business model. 

 

Quels services proposez-vous actuellement ? 

Charlotte : Un service à l’architecte où on propose du carrelage sur mesure, en petite série. Les architectes et les clients peuvent choisir les émaux et dessiner leurs angles. On récupère également des briques que l’on émaille, ce qui permet de les rendre non poreuses et de les utiliser dans une salle de bain par exemple. Elles deviennent hermétiques à l’eau et ça ouvre de nouveaux usages architecturaux particulièrement intéressants. L’autre branche, c’est la création d’objets comme un banc modulaire et des luminaires. On espère être présents dans des salons internationaux prochainement… 

 

Votre studio est-il votre unique activité ? 

Martin : Non, on multiplie les projets et les expériences. Je viens de lancer le projet Léonar avec deux amis : on développe de l’outillage open source, les plans sont gratuits et accessibles en ligne pour qui veut se les fabriquer. On vend également des kits d’outils à monter soi-même, un peu comme Ikea. 

Charlotte : Je donne des workshops ; je propose également des services pour des artistes qui viennent émailler et cuire dans notre four.  

 

Bruxelles, ça vous plaît ? 

Charlotte : On se sent 100 % Bruxellois ! Cette ville est accessible et possède un réel dynamisme. Il suffit de regarder notre atelier situé à La Vallée : l’espace appartient à la Smart et on le partage avec une centaine d’artistes. La Smart nous a également aidés à financer sous forme de leasing notre four quand je venais de sortir de l’école. Le MAD nous a aidés et accompagnés dans notre projet. Nous avons pu acheter une machine pour fabriquer les carrelages grâce à la bourse. La force de cette ville, c’est qu’on peut très vite faire des choses quand on en a l’envie !  

 

 

 

 

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