L’ADN des millennials : une génération changement

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 4 avril 2019 à 09:04 | 432 vues

Millennials ©GettyImages

La génération Y est la « génération changement », comme la qualifie Viviane de Beaufort, professeur chercheuse à l’ESSEC et directrice du Centre Européen de Droit et d’Économie. Dans son livre, « Génération #startuppeuse », elle tente de dresser les tendancesphares des millennials. 

Les millennials ont le sens du collectif : ils aiment les projets communs, le partage (share) et la prise de risque (dare) à plusieurs. Ils prônent la mixité, la diversification, le coworking et le travail en réseau permis par la bulle digitale. lls ont la particularité d’intégrer la dimension web dès le départ d’un projet ou d’une initiative. Ils maîtrisent les réseaux sociaux, le storytelling et les moteurs de recherche. Ils trouvent des informations, nourrissent leurs projets, amplifient la notoriété de leurs actions et parfois même leur notoriété personnelle.  

Sortir de leur zone de confort ne leur fait pas peur. Dans la plupart des cas, ils travaillent quelques années dans une entreprise pour mettre de l’argent de côté puis, dès qu’ils s’estiment prêts, ils quittent leur job et se lancent dans leur propre projet. 

Les digital natives font preuve de créativité. Ils sont adeptes du lean startup, une méthode qui consiste à commencer petit avec peu de moyens. Ainsi, ils lancent leur projet avec un minimum d’argent en poche, testent, analysent et réajustent. Grâce aux Moocs (cours en ligne) et aux tutoriels YouTube, le web devient une mine d’or pour qui veut se former et acquérir de nouvelles compétences à moindre coût. L’idéation, la visualisation de contenus, de données, la conception graphique ne sont plus réservées aux experts. Aujourd’hui, tout le monde peut acquérir un minimum de maîtrise et de connaissances techniques 

 

Cesser le gâchis  

Une enquête réalisée en ligne par la RTBF en juillet 2016 (« Génération Quoi ? Autoportrait des 18-34 ans en Belgique francophone ») a montré que les jeunes étaient majoritairement préoccupés par l’environnement (46 %), l’accès à l’emploi (44 %) et la crise économique et financière (26 %). Face à ces crises, certains prennent la marge pour revenir à des conditions de travail plus en accord avec leurs idéaux ; d’autres inventent des systèmes solidaires qui laissent une place à l’individu.  

En 2018, tout ou presque peut désormais être partagé : AirBNB, Uber, Blablacar, TrocMaison, Tale Me, ou encore TooMuch, une application belge lancée en février 2018 qui lutte contre le gaspillage alimentaire. En 2012, le philosophe Michel Serre parlait d’un « changement de monde » dans « Petite Poucette ». Au fil des pages, il explique comment l’économie collaborative prônée par les jeunes générations permet, en cessant le gâchis, de rendre les objets plus utiles et donc plus rentables.  

Les Y sont nombreux à se demander « Comment faire des économies et/ou transformer notre société de consommation ? ». Cette jeunesse semble être en marche vers un avenir nouveau. 

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