Chiffre d’affaires et emploi stables en 2018 dans les industries du textile, du bois et de l’ameublement

29 avril 2019 à 08:04 | 423 vues

Fa Quix (à gauche) et Francis Verstraete. © Fedustria/Studio Dann - Fa Quix (à gauche) et Francis Verstraete.

À l’occasion de son Assemblée générale annuelle, fin mars, Fedustria, la fédération belge des industries du textile, du bois et de l’ameublement, a dressé le bilan de l’année écoulée. Une année stable, avec un chiffre d’affaires total de 9,6 milliards d’euros. « Le taux d’emploi total s’est stabilisé pour la quatrième année consécutive : environ 38.150 emplois pour les trois secteurs. Les investissements aussi sont restés plus ou moins stables. Fedustria s’attend pour 2019 à ce que la production, le chiffre d’affaires et l’emploi atteignent au moins le niveau de 2018 », indique Fa Quix, directeur général de Fedustria.

Au cours de l’Assemblée générale, le président sortant, Luc Billiet (Lefevere Group), a transmis le flambeau à Francis Verstraete (Masureel Veredeling). Dans la perspective des prochaines élections, Francis Verstraete a demandé aux responsables politiques de prendre soin de l’industrie manufacturière : « Nous devons aider notre industrie sur la voie d’une Industrie 4.0. Cela exige des investissements, entre autres dans la numérisation. Nous comptons sur les pouvoirs publics pour les encourager fiscalement. »

Le coût de l’entrepreneuriat reste un facteur crucial. Fa Quix le souligne : « Le coût élevé du travail contraint les entreprises à viser une haute productivité, une haute qualité, une innovation au sommet et même de nouveaux modèles économiques. Afin de garder ici le plus de travail possible, le coût du travail doit être compétitif. Le ‘tax shift’ est déjà un pas en avant, mais nous sommes encore loin du compte. En moyenne, une entreprise belge est toujours confrontée à un handicap du coût salarial de 10 % par rapport à nos voisins. » Au niveau des coûts de l’énergie également, la Belgique reste un pays trop cher, en raison principalement des coûts de réseau et de diverses axes et de charges. Fedustria plaide donc pour une norme énergétique stricte et un pacte énergétique garantissant la sécurité d’approvisionnement, sans hausse des coûts.

Par ailleurs, Fedustria préconise un meilleur soutien à la recherche appliquée dans le domaine de la R&D. Enfin, la fédération demande à l’UE une politique commerciale plus cohérente avec les pays extérieurs, afin de limiter autant que possible la concurrence déloyale.

Info : www.fedustria.be

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