Kevin Tillier : de prof de langues à fondateur de MySkillCamp

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 3 mai 2019 à 14:05 | 211 vues

Kevin Tillier

De professeur de langues à entrepreneur, il n’y a qu’un pas. La preuve, Kevin Tillier l’a fait ! Aujourd’hui il vient de lever un million d’euros pour sa plateforme de formation en ligne : MySkillCamp. Son credo ? Dépoussiérer l’apprentissage à distance.

Je crois que l’idée de MySkillCamp t’est venue grâce à un voyage à l’étranger ?

Oui, à mes 15 ans, je suis parti vivre au Canada. On m’a recruté pour jouer au hockey sur glace. On travaillait d’arrache-pied à un niveau professionnel et on n’avait pas le temps d’aller à l’école. Nos enseignants venaient en bus, entre les entraînements et les matches. On avait accès à une plateforme d’e-learning pour nous former tout au long de l’année. Les éducateurs et les enseignants détenaient surtout un rôle de coach.

Le déclic est arrivé lorsque tu es rentré ?

Oui, peu de temps après mon retour en Belgique, j’ai ouvert ma propre école de langues avec ma femme. On a développé en interne notre propre solution d’apprentissageen ligne. Petit à petit, mes clients m’ont demandé où je louais cette fameuse plateforme d’e-learning et c’est là que j’ai compris tout le potentiel de ce qu’on avait développé en interne.

Le choix de se lancer dans l’entrepreneuriat a-t-il été évident ?

Il fallait d’abord faire un choix. Je commençais à m’ennuyer dans mon métier et je ne me voyais pas professeur de langues pendant vingt ans. C’est là qu’avec ma femme, on a décidé de tout arrêter, de développer la plateforme pour tous types de formations ouvertes aux entreprises, tout au long de l’année (sur d’autres thèmes que les langues). La première étape fut de trouver des cofondateurs et de dégager le plus rapidement possible un prototype, le MVP (‘Minimum Viable Product’). Ensuite, on a dû le tester sur nos premiers clients et l’améliorer constamment selon les feedbacks récoltés.

En tant que prof de langues, comment as-tu fais pour créer ta start-up ?

J’ai forcément fait plein d’erreurs (rires). J’ai regardé autour de moi, rencontré beaucoup de gens et puis, évidemment, j’ai appris en faisant inévitablement des erreurs. Par exemple, on a raté notre première levée de fonds parce que la comptabilité n’était pas optimale et le marché que l’on visait pas assez mature pour que l’on puisse nous faire confiance. On a dû apprendre vite, rattraper le coup et redresser la barre….

Comment as-tu pu rattraper le coup ?

Au départ, on visait surtout le marché de l’éducation à destination des écoles. Mais au dernier moment, les investisseurs se sont dit que ça n’irait pas. Ils n’ont pas cru dans le projet. On a dû faire marche arrière et se diriger vers un autre marché, celui du b-to-b. C’est ce qui nous amène à ce que nous faisons aujourd’hui…

NDLR : MySkillCamp vient de lever un million d’euros, prouvant ainsi que l’on peut toujours se relever et revenir encore plus fort.

Partager