Présence au travail… Trop, c’est trop

Par Amélie Alleman ( Betuned) - 8 mai 2019 à 11:05 | 895 vues

©GettyImages

Le présentéisme, c’est « être présent physiquement », bien que l’on soit malade. Bref, le contraire de l’absentéisme. La lutte contre l’absentéisme en entreprise a son revers : les collaborateurs oublient qu’ils sont malades et viennent travailler malgré tout. Non géré, le présentéisme mène à de nombreuses dérives. Parce que trop, c’est trop !

 

Quelles en sont les causes ?

Elles sont multiples : sous-effectif, peur de perdre son emploi, le management qui pousse à travailler toujours plus pour augmenter la productivité, la volonté de faire comme les autres parce que tout le monde reste tard, le souhait d’une promotion et de se faire bien voir de la direction … Ou encore parce qu’on ne voit plus les heures passer !

L’employé malade peut ne pas se rendre compte de son état et continuer à travailler, incapable de faire autrement. La maladie peut aussi être d’ordre psychologique. Il n’empêche : que les raisons soient conscientes ou non, qu’elles aient trait ou non à des dérives de l’entreprise ou une maladie de l’employé, il revient au patron ou au manager de gérer le présentéisme.

 

Que faire en tant qu’employeur ?

Le premier pas, c’est l’employeur ou manager conscient du problème et de sa responsabilité. Vient ensuite l’instauration d’un climat favorable au sein de l’entreprise : être malade ne doit pas faire peur. Pour certains membres de l’équipe, ce n’est pas forcément évident.

Il faut savoir renvoyer chez lui un employé malade, visiblement dans l’incapacité de travailler correctement. Il mérite de se reposer pour se rétablir. N’oublions pas qu’un collaborateur malade au travail présente des risques : contamination éventuelle des collègues, concentration insuffisante, travail mal accompli et finalement plus de soucis que de résultats positifs !

Prévoyez des back-ups dans les équipes pour diminuer le stress dû à l’absence d’un collaborateur malade. Celui-ci sera rassuré de savoir que d’autres assument ses responsabilités dans l’intervalle et il sera moins gêné par son absence.

Sans tomber dans les dérives précitées, travailler trop, sans s’arrêter ni se changer l’esprit n’est jamais bon. L’efficacité et la concentration diminuent fortement après plusieurs heures passées à la même tâche. La productivité est bien meilleure quand l’employé est concentré. Et n’oublions pas que l’excès de présentéisme mène à… plus d’absentéisme !

En conclusion, soyons conscients des dérives et sachons les repérer. Adaptons la politique des ressources humaines en ce sens. C’est la voie vers une atmosphère de travail saine et productive, qui respecte chacune et chacun !

 

Fondatrice de Betuned

 

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