BECI : « E40 – un dossier d’occasions manquées »

13 mai 2019 à 08:05 | 115 vues

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Hier, jeudi 9 mai, le gouvernement bruxellois a annoncé le rétrécissement de la E40 entre l’entrée de Bruxelles et le Boulevard Reyers.

Beci regrette profondément la préparation de ce dossier et se demande si cette intervention améliorera la mobilité vers et à Bruxelles. Aujourd’hui, le tunnel Reyers ne compte qu’une voie. Limiter progressivement la vitesse à 50 km/h et réduire le nombre de voies peut entraîner des retards supplémentaires pendant les heures de pointe matinales, certainement au début de la procédure.

« En raison des travaux du tunnel Montgomery, les automobilistes font actuellement un détour via l’Avenue de Tervueren et la E411. Si l’intervention proposée entraîne des retards importants sur la E40, un plus grand nombre d’automobilistes emprunteront également l’Avenue de Tervueren et la E411, même après les travaux du tunnel. Avec les applications de navigation existantes, le trafic dans les quartiers environnants peut donc être affecté », déclare Ischa Lambrechts, conseiller en mobilité de Beci.

Beci regrette en particulier qu’aucune campagne n’ait été lancée pour sensibiliser les navetteurs à d’autres modes de déplacement. « La combinaison de solutions de mobilité comprenant des voitures partagées, des applications de covoiturage et des transports en commun peut permettre de réduire la densité de voitures et d’optimiser l’utilisation des infrastructures routières. Beci a appelé à plusieurs reprises le gouvernement bruxellois à mieux travailler avec les acteurs privés. Le gouvernement a clairement manqué une occasion de mettre en œuvre une politique de mobilité moderne », a déclaré Olivier Willocx, CEO de Beci.

En outre, le gouvernement bruxellois a raté une seconde occasion, à savoir le découragement de l’autosolisme de masse. Beci avait demandé la mise en place d’un test en vue d’une bande de covoiturage sur l’E40. « Nous constatons que l’autosolisme de masse est un facteur important de saturation du réseau routier. Avec une voie réservée aux covoitureurs, on pourrait se concentrer sur le changement de comportement. Cette voie pourrait aussi être accessible au transport par autobus, tant public que privé », explique Olivier Willocx.

Beci est d’avis que le covoiturage pour le déplacement domicile-travail est une mesure qui permettrait de réduire la pression sur le réseau routier et de sensibiliser les conducteurs à leurs habitudes de déplacement. « Le partage de la voiture entraîne une augmentation du taux d’occupation, ce qui est en fait un moyen de transport plus efficace. La promotion du covoiturage permet de réduire le nombre de voitures sur la route. Une diminution de 5 à 10% du nombre de véhicules aux heures de pointe permettrait de réduire de 40% la taille et la durée des embouteillages », conclut Ischa Lambrechts, Conseiller mobilité chez Beci.

Le dossier E40 révèle également un autre problème, à savoir le manque de consultation interrégionale. Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts, a déclaré qu’il n’était pas au courant de la décision de son collègue bruxellois. De manière plus structurelle, cela rend clair le manque de parkings de dissuasion en Flandre.

« Le rétrécissement de la E40 révèle un certain nombre de problèmes sur lesquels Beci appelle des solutions depuis des années. La réduction de la E40 est avant tout un dossier d’occasions manquées », conclut Olivier Willocx, CEO de Beci.

 

Pour plus d’informations :

Ischa Lambrechts

Conseiller en Mobilité

ila@beci.be

www.beci.be

 

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