Edouard Cambier, serial entrepreneur et ambassadeur des New Ways of Working

19 septembre 2019 à 12:09 | 196 vues

Précurseur du coworking à Bruxelles, Édouard Cambier est l’un des premiers à percevoir l’arrivée des « New Ways of Working », les NWOW. Serial entrepreneur, son expérience dans le monde des médias et de la pub lui a permis d’acquérir cette capacité à penser le monde comme un écosystème.  

 

Ton expérience chez Roularta dans les années 90 a-t-elle été déterminante pour la suite de tes aventures entrepreneuriales ?  

Je me suis bien amusé pendant une petite dizaine d’années chez Roularta, sauf que, dans les grands groupes, il faut passer plus de temps à l’intérieur pour se faire connaître quà l’extérieur et ça m’embêtait un petit peu. J’ai préféré entreprendre au sein de Roularta et lancer différentes initiatives. Au départ, j’avais été engagé pour vendre de la pub et, très vite, on m’a demandé de développer la partie online. Dans les années 97-98, on a lancé la première régie publicitaire en ligne de Belgique. Comme c’était très neuf, on n’a pas osé le faire seuls, on a demandé à nos amis concurrents, dont L’Écho, Promédia, De Tijd… de se regrouper dans une régie multimédia. Le résultat était très concluant : quatre ans après, chaque éditeur a repris ses billes et a développé sa propre régie.  

 

Comment es-tu arrivé chez Seed Factory, le précurseur du coworking ? 

J’y suis arrivé comme locataire : j’ai d’abord loué un bureau. Quelque temps après, on m’a proposé d’acheter les parts dactionnaires vieillissants qui ont quitté la structure. Je l’ai fait sans hésiter : ce hub de Seed Factory, qui était une sorte de coworking avant l’heure, me correspondait parfaitement. J’ai passé les vingt dernières années à augmenter la visibilité de ce hub physique, en étant très présent sur les réseaux sociaux, en TV, en radio, en affichage et en point de vente.  

 

Au quotidien, qu’est-ce qui est le plus galvanisant ? 

Je m’amuse depuis vingt ans parce que je suis entouré d’entrepreneurs qui me nourrissent. Ce qui est formidable dans un hub, c’est qu’on ne doit pas aller chercher l’information : c’est elle qui vient à vous. Dès que Salesforce développe une nouvelle application, dès que le GDPR sur Facebook change, ce sont les 150 entrepreneurs de Seed Factory qui m’en informent 

 

Seed Factory porte bien son nom, tu sèmes des petites graines pour faire naître des projets… 

Ce qui m’intéresse le plus, c’est de voir quels sont les besoins des entrepreneurs. Un exemple : quand JeanLouis Van Houwe est arrivé, il avait 35 ans, un bon poste chez PWC, une grosse voiture, mais il s’embêtait dans sa boîte. Il a commencé par venir un jour par semaine au coworking. Il n’a pas osé jumper’ tout de suite de chez PWC vers l’entrepreneuriat. Quelques mois plus tard, il a rencontré Christian, ancien patron d’IBM, et ensemble ils ont démarré Monizze dans les bureaux de Seed. Aujourd’hui, cette jolie fintech connaît un beau succès. Ils ne sont plus chez nous, mais c’est ça l’objectif d’un hub : un lieu pour se rencontrer et développer des projets !  

 

  Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast.  

 

 

L’inspiration podcast :  

The Moment : Brian Koppelman, accessoirement scénariste, réalisateur et producteur, prend ici le micro au sein du média américain Slate pour interviewer des personnalités culturelles, écrivains, scénaristes, artistes, et les questionne sur un momentclé de leur processus créatif. À retrouver sur Slate (en anglais).

 

 

 

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