Beci tend la main à Benjamin Dalle pour une vraie concertation avec Bruxelles

2 octobre 2019 à 15:10 | 251 vues

©Belga

À présent que le gouvernement flamand connaît le nom de son ministre bruxellois, Beci espère une consultation plus large et plus efficace sur les questions qui concernent les deux Régions. L’économie, la mobilité et l’emploi ne s’arrêtent pas aux frontières des dix-neuf communes, ni à la frontière avec la Flandre. Beci souhaite donc pouvoir rencontrer rapidement le nouveau ministre bruxellois Benjamin Dalle pour travailler avec lui sur des solutions concrètes. « La Flandre ne lâchera pas Bruxelles, mais Bruxelles ne lâchera pas la Flandre non plus », affirme Beci.

Bruxelles est un moteur important pour l’économie flamande : plus de 200.000 navetteurs flamands participent à l’économie bruxelloise et Bruxelles est une ville étudiante importante pour la Flandre. Les institutions culturelles flamandes sont des valeurs bien établies, tandis que le néerlandais s’affirme de plus en plus comme un atout pour Bruxelles. Mais tout cela n’est pas à sens unique, peut-on lire dans l’accord de gouvernement flamand.

« Tout-à-fait d’accord », abone Jan De Brabanter, Secrétaire Général de Beci. « Cela signifie qu’il faut parler avec Bruxelles sur un pied d’égalité, et non dans une posture condescendante. Commençons peut-être par nous respecter un peu plus. La Flandre ne lâche pas Bruxelles, dit-on. Mais cela signifie que la Flandre a également besoin de Bruxelles. Bruxelles ne veut pas non plus lâcher la Flandre ! »

Aéroport

Bien que la Flandre reconnaisse Bruxelles comme un moteur économique important, Beci trouve peu de traces d’impulsions ou d’ambitions économiques pour Bruxelles et la périphérie. Le paragraphe « Aéroport », qui, curieusement, a été inséré entre les sections « VZW De Rand » et « Gordelfestival », à la fin du chapitre « Vlaamse rand » (périphérie flamande), constitue une petite exception.

« Mais là non plus, rien de nouveau », estime Jan De Brabanter : « Prendre comme points de départ la répartition équitable des charges, une loi aérienne équilibrée, la qualité de vie dans la région et de nouvelles opportunités de croissance pour l’aéroport, cela ne nous fait pas avancer d’un mètre. Nous ne trouvons pas, dans les textes, ce petit surplus de courage politique nécessaire à de vraies solutions pour Brussels Airport. »

Faire du business transrégional

Olivier Willocx, CEO de Beci, est disposé à faciliter le dialogue entre Bruxelles et la Flandre sur la mobilité, l’aéroport et l’emploi : « Les entrepreneurs sont plus aisément disposés à sortir des sentiers battus et à proposer des solutions réalisables pour la Flandre et Bruxelles. Le ministre flamand des Affaires bruxelloises, Benjamin Dalle, est plus que bienvenu pour entamer réellement ce dialogue. »

Beci, l’organisation patronale bruxelloise, a pris note de l’accord de gouvernement flamand et lu attentivement ce qu’il contient quant aux relations avec Bruxelles (p. 276 – 283), ainsi que le chapitre consacré au Vlaamse Rand (p. 285 – 288).

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