Les chiffres de l’industrie alimentaire belge : the Good, the Bad and the Ugly

4 octobre 2019 à 14:10 | 31 vues

Jan Vander Stichele

Les derniers chiffres économiques de l’industrie alimentaire belge reflètent un scénario du type « the Good, the Bad and the Ugly », selon la fédération sectorielle Fevia. « La bonne nouvelle est que nous créons des emplois supplémentaires. Le revers de la médaille est que notre moteur de croissance, à savoir les exportations, commence à s’essouffler. De plus, ces exportations ne compensent plus les ventes sur le marché intérieur, qui continuent à se dégrader », explique Bart Buysse, CEO de Fevia. « En outre, nous constatons une diminution des investissements. Il est donc temps d’agir ! Fevia lance un appel urgent aux futurs gouvernements du pays : less taxation, more value creation. » 

La bonne nouvelle est que l’an dernier, les entreprises alimentaires belges ont créé plus de 2000 emplois (+2,2 %). Deuxième lueur d’espoir : les exportations 2018 s’élevaient à 27,6 milliards d’euros (+3,5 %). « Avec une balance commerciale positive de 5,5 milliards d’euros, nous sommes clairement un maillon socio-économique fort », déclare Jan Vander Stichele, président de Fevia. « Mais pour maintenir cette position, nous devons nous attaquer à certains obstacles : les coûts salariaux et énergétiques élevés et la pénurie sur le marché de l’emploi. » 

La croissance des exportations n’est cependant plus aussi forte que par le passé. Et le chiffre d’affaires global de l’industrie alimentaire diminue pour la première fois depuis des années, à 51,8 milliards d’euros (-0,8 %). Après deux années record, les investissements dans les entreprises alimentaires ont diminué de 6,7 %.  

La fragilité sur le marché intérieur préoccupe Fevia. « Notre chiffre d’affaires sur le marché belge a diminué de 5,3%. Nous appelons les futurs gouvernements à mettre un terme à ce millefeuille typiquement belge d’accises, taxes et redevances (qui) rendent nos produits trop coûteux et encouragent les achats transfrontaliers. Nous sommes tous perdants ! », souligne Jan Vander Stichele.  

Autre préoccupation : la pénurie sur le marché de l’emploi. « Nos entreprises peinent à attirer les profils adéquats, souvent techniques. Nous avons besoin d’un plus grand afflux de talents via l’enseignement, la reconversion et l’activation. Il incombe aux responsables politiques de définir le cadre adéquat. En tant que secteur, nous prenons notre responsabilité de formation, avec notre fonds sectoriel Alimento », explique Bart Buysse.  

Info : www.fevia.be 

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