Béatrice de Mahieu, ambassadrice de l’open innovation à Bruxelles

Par Elisa Brevet (Fondatrice de Generation Makers) - 31 octobre 2019 à 08:10 | 132 vues

D.R.

Se retrouver à la tête d’une communauté pour jeunes entreprises innovantes n’est pas une surprise pour Béatrice de Mahieu, devenue il y a peu CEO de Co.Station. Depuis le début de sa carrière, elle a choisi de faire de l’open innovation son cheval de bataille.  

 

Vous avez connu de nombreuses expériences dans le secteur de l’innovation et du change management : Co.Station, Microsoft, Telenet… À côté, vous avez un diplôme en œnologie ; vous vous êtes aussi formée en nutrition. Vous êtes une vraie boulimique de la vie ?  

Il est vrai que je suis née avec énormément d’énergie. Aujourd’hui, c’est plutôt positif car toute cette énergie est valorisée, mais quand j’étais petite, ce n’était pas tellement apprécié. Je n’ai jamais été une enfant qui écoutait tranquillement en restant assise. Cela posait évidemment des difficultés à l’école. Je crois que, si je suis arrivée à des choses dans ma vie, c’est plutôt parce que dès que je ne comprenais pas quelque chose, je devais absolument chercher à le simplifier. Mon penchant pour l’innovation provient certainement de cette manie. 

 

Justement, cet intérêt pour l’innovation, vous l’avez perçu dès le début de votre carrière ? 

S’il y a bien une chose qui m’a passionnée au début de ma carrière, c’est l’arrivée de l’internet. Vous vous souvenez peut-être dAlta Vista, ICQ, Netscape, Advalvas… Mon premier job était dans une boîte de production de cinéma. Chaque jour, on faxait les scénarios de publicités et longs-métrages entre Bruxelles et Paris. C’était extrêmement long… Je suis allée trouver le patron en lui disant : « Si on prenait un ordinateur avec internet, on pourrait envoyer les scénarios par mail et ce serait beaucoup plus rapide ». Il m’a répondu : « OK, ton ordinateur aura internet ». À partir de ce moment-là, j’ai compris tout le potentiel d’internet. Très vite, je suis partie de cette boîte pour intégrer une entreprise qui créait des sites web. 

 

Après avoir travaillé en tant qu’employée, vous êtes devenue freelance…  

J’ai toujours rêvé de travailler chez Microsoft. Quand j’ai fini par y décrocher un job, c’était la folie ! Et puis, j’ai eu la naissance de ma fille. Je ne sais pas si les hormones y étaient pour quelque chose : j’avais tellement d’énergie que je me suis dit qu’il était temps de me lancer. Je suis devenue indépendante spécialisée en digitalisation et change management. J’optais pour des projets de transition et de transformation, souvent du print vers le web, entre autres pour Elle, Vlan, Psychologie magazine… et ça fonctionnait plutôt bien !  

 

Comment parvient-on à rester à la page pour pouvoir constamment innover ? 

Selon moi, innover, ce n’est pas forcément trouver et flairer des nouvelles tendances. C’est parfois mettre le point sur une difficulté et la simplifier. Si vous percevez un manque d’harmonie, un dysfonctionnement… ce sont souvent des foyers d’innovation. Après, il ne faut pas oublier que tout le monde n’accueille pas forcément le changement d’une façon positive. C’est là toute la difficulté de mon job. 

 

Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast.  

 

L’inspiration podcast :  

Manger : Notre alimentation raconte notre société. Mieux encore : elle dit beaucoup de choses de vous. Chaque premier vendredi, retrouvez Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua pour des épisodes aussi gourmands qu’intéressants. À retrouver sur Louie Média (en français).  

 

 

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