Comment rendre Bruxelles plus attractive ?

12 décembre 2019 à 11:12 | 535 vues

Rudi Vervoort © Belgaimage HATIM KAGHAT

C’est sur ce thème que le ministre-président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort, s’est prêté à une séance de questions-réponses avec les administrateurs de Beci, réunis au Brussels Mobility Store des galeries Anspach, ce mercredi 11 décembre. Passage en revue des principaux dossiers abordés à l’occasion de cette rencontre.

« Quoi de plus emblématique », s’est d’emblée réjoui Rudi Vervoort, « que de tenir cette réunion au cœur de Bruxelles dans ce lieu dédié à des enjeux majeurs de mobilité ! » C’est sur ces propos qu’ont démarré les échanges entre le ministre-président et les représentants du monde économique bruxellois.

Du Beer Temple à Egmont : des projets pour Bruxelles

L’attractivité touristique de la Région a lancé les débats ; la proximité immédiate des attractions des Plaisirs d’hiver y a peut-être contribué. Rudi Vervoort s’est notamment félicité du projet de Beer Temple à la Bourse, ainsi que de voir l’Ommegang élevé au rang de patrimoine immatériel de l’Unesco.

Ministre-President Rudi Vervoort (PS) en discussion avec le public © BELGA

Concernant le soutien de la Région au secteur hôtelier, Rudi Vervoort a souligné, entre autres éléments, le gain annuel que représente la régionalisation de la taxe sur les nuitées. En effet, globalement, le montant total payé par les hôtels a diminué de 5 millions par an à la suite de cette réforme. Sans oublier l’attention particulière portée au secteur, spécialement au cours de certaines années particulièrement difficiles. En termes d’emploi, également, les secteurs du tourisme et de l’horeca sont particulièrement importants pour Bruxelles.

Et que dire du projet Neo ! Il sera, dans son ensemble, un grand centre d’attraction. Bien plus qu’un centre commercial, le projet est un véritable pôle qui offre du logement, des espaces verts, des infrastructures sportives, culturelles et de congrès. De quoi créer de l’animation autour de ce symbole-phare qu’est l’Atomium.

Le dossier très actuel du réaménagement de la Toison d’or et du Boulevard de Waterloo (« Demain Egmont ») s’est également invité dans les discussions, en présence de l’architecte qui a développé le projet avec les commerçants de ce quartier, à côté du projet initié par le ministre compétent. « Pour ma part », a commenté Rudi Vervoort, « je ne pense pas que les deux projets s’excluent ; ils peuvent être complémentaires. »

Propreté, formation, 5G… : des enjeux actuels

Une sécurité et une propreté renforcées, a observé une administratrice, sont également de nature à améliorer l’attractivité de Bruxelles. « Et les poubelles sont souvent pleines », renchérit un autre participant. En rappelant les efforts régionaux en la matière, qui doivent s’intensifier, Rudi Vervoort a salué l’action très volontariste de certaines communes, chiffres à l’appui : elles offrent des solutions et mettent à l’amende les contrevenants.

Questions du public © BELGA

Des secteurs sont prêts à engager des milliers de travailleurs à Bruxelles, mais les candidats manquent faute des compétences nécessaires, analyse un administrateur. D’après Rudi Vervoort, il faut notamment miser sur les formations en alternance en entreprise, en les couplant à des formations linguistiques. Et Rudi Vervoort de mettre ce dossier en lien avec la ligne de tram vers l’aéroport : « Techniquement, tout est prêt. Politiquement, Bruxelles est prête. Ce que tout le monde devrait comprendre c’est que l’emploi, ça consiste aussi à rendre l’aéroport plus accessible. »

Quant à l’industrie en ville, le ministre-président rappelle les efforts très concrets de la Région pour retenir des acteurs dans la capitale, en citant l’exemple d’Audi. Et d’évoquer aussi la bonne collaboration avec Solvay et, de manière plus générale, avec des acteurs actifs dans la recherche et le développement.

La question de l’industrie en ville a rejoint celle sur la 5G : « Certaines décision de localisation d’usines se prennent à l’étranger au niveau des maisons mères. Si Bruxelles tarde trop à déployer la 5G, cela pourrait avoir un effet négatif sur ces usines qui doivent être de plus en plus digitales et connectées », s’est inquiété un participant. Ce n’est pas le ministre-président et son parti qu’il faut convaincre, semble-t-il : « L’enjeu de la 5G, ce n’est pas, comme certains le pensent, de télécharger un film en une seconde à la place de trente. Ce sont toutes les applications possibles. Il suffit de penser au domaine de la gestion du trafic. »

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