Le consommateur belge peu enclin à partager ses données de paiement

17 décembre 2019 à 15:12 | 687 vues

Aujourd’hui, la protection des données de paiement reste une préoccupation. À peine 20 % des consommateurs européens sont en effet prêts à les partager afin de bénéficier d’autres services. Et s’ils y consentent, ils ne font pas pour autant confiance aux entreprises de la fintech ni aux géants du web ; leur préférence va à leur propre banque. C’est ce que révèle une étude de Strategy&, l’entité de conseil stratégique de PwC.

« Un “big bang” sur le marché financier belge n’est pas pour tout de suite. Le consommateur peine encore à percevoir les nombreux avantages de l’open banking. L’aspiration à mettre ce système bancaire ouvert en place a pourtant déjà radicalement redessiné le paysage financier en Europe. De plus en plus de banques se sont lancées dans la course à l’innovation numérique et nouent des partenariats avec des entreprises de la fintech ou actives dans le traitement de données », explique Fernand Dimidschstein, Partner chez Strategy&.

Le consommateur belge ne croit pas non plus à une société sans cash, même s’il se montre ouvert aux paiements mobiles qui ne devraient cesser d’augmenter pour atteindre 68 %, selon les estimations. Néanmoins, 30 % des Belges se disent préoccupés par la protection des données lorsqu’ils en ont l’usage.

« Les chiffres démontrent que c’est en sa propre banque que le consommateur a le plus confiance en matière de données personnelles. L’open banking ne pourra devenir réalité qu’à condition que les banques fassent des attentes de leurs clients leur priorité. Les banques peuvent faire la différence en recourant à la technologie pour rendre les paiements électroniques aussi simples et transparents que les transactions en liquide », conclut Fernand Dimidschstein.

Info : www.pwc.be

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