« Lire, lire, lire  ! »

21 décembre 2019 à 09:12 | 149 vues

Giles Daoust ©reporters

« Un esprit sain dans un corps sain », dit l’adage. Dans notre société moderne, le corps fait l’objet de toutes les attentions. Il est en effet indispensable d’éduquer la population quant à l’importance d’une activité physique régulière, nous protégeant contre les problèmes cardio-vasculaires, l’obésité, les courbatures et autres dangers de la vie moderne.  

Mais l’esprit, on n’en parle pas assez. Je ne vais pas me lancer dans une critique de la qualité actuelle de l’enseignement car, malgré les nombreux débats, on ne peut faire à ce stade qu’un grand constat d’impuissance. Parlons de l’esprit des adultes.  

La plasticité cérébrale est un principe important en neurosciences, malheureusement mal connue du grand public. Elle signifie que la capacité de notre cerveau (notre intelligence) n’est pas fixée d’avance, et peut augmenter (ou réduire) avec le temps – ou plutôt avec les bonnes (ou mauvaises) pratiques.  

Autrement dit, pour développer son intelligence, il faut « entraîner » son cerveau. Bien évidemment, tout commence par une activité professionnelle, qui met la machine cérébrale en marche au quotidien (l’apathie intellectuelle résultant d’un chômage ou d’une retraite inactive, est toxique). Mais il faut se méfier du quotidien, car toute routine suffisamment répétitive nuit au développement du cerveau. Il faut donc « sortir de sa zone de confort intellectuelle », et aborder fréquemment de nouveaux horizons. Dans la sphère professionnelle : un nouveau job, gravir les échelons, un nouveau projet ambitieux… Dans la sphère privée : un nouveau hobby, visiter un pays, apprendre une discipline artistique… Ou tout simplement… lire. Lire, lire, lire 

Dans nos vies modernes, la lecture est parfois la seule activité que l’on peut encore « glisser » dans notre planning chargé. Évidemment, nombreux sont ceux qui diront qu’ils n’ont pas le temps de lire, ou plus exactement pas la concentration pour lire lorsqu’ils rentrent chez eux. Bien sûr, mais… si on se réfère au concept de plasticité cérébrale, au plus on lit, au plus notre cerveau développe cette capacité de concentration qui nous manque aujourd’hui. Il faut donc commencer par lire un petit peu, le soir, au lit, le week-end, pour voir rapidement se développer sa capacité à lire. C’est un cercle vertueux 

Lire oui, mais lire quoi ? Peu importe ! Avant tout, il faut lire ce qui nous intéresse en ce moment. Bandes dessinées, romans, essais, biographies, ouvrages scientifiques, livres d’art… Si on ne trouve pas l’inspiration, aller se promener dans une librairie ou sur un site de vente en ligne suffit à la trouver rapidement. Il ne faut jamais hésiter à acheter deux ou trois livres qui attirent notre attention, sans forcément savoir si on les lira tout de suite. Et il ne faut jamais se forcer à finir un livre qu’on n’aime pas. La lecture doit rester un plaisir.  

Personnellement, je suis friand de biographies et d’essais, car ils permettent de découvrir une personnalité ou un sujet, et les réflexions de l’auteur, mais surtout car ils contiennent souvent des références à d’autres livres. Ceci crée une sorte de domino-cascade de lecture, un livre en entraînant un autre, et ainsi de suite. Un véritable voyage de l’esprit 

Il faut veiller à éduquer les deux parties de son cerveau : l’hémisphère gauche, en charge des activités rationnelles et logiques ; et l’hémisphère droit, en charge des activités créatives et émotionnelles. Il ne faut pas lire que des livres « sérieux »… ni que des bandes dessinées. Il faut lire de tout, au gré des envies. Et sortir le plus souvent possible de sa zone de confort intellectuelle.  

 

Notre cerveau est notre organe le plus puissant. S’il est fort, il nous fera vivre plus longtemps !  

 

Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media 

 

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