Zone 30 : l’apport des entreprises bruxelloises est nécessaire

7 janvier 2020 à 09:01 | 707 vues

Bruxelles Mobilité démarre ce mois-ci (janvier 2020) avec un groupe de travail transversal composé de communes, de zones de police, d’entreprises de transports publics et d’initiatives citoyennes pour aménager la zone 30 générale qui sera implantée dans toute la région à partir de 2021. Dans ce groupe de travail, les axes sont également déterminés là où la limite de vitesse de 50 ou 70 km / h peut être maintenue.

Beci demande que le secteur privé (employeurs, entreprises, fédérations, …) soit également inclus dans ce groupe de travail. « L’apport du monde des affaires bruxellois est nécessaire pour élaborer une politique de mobilité efficace, logique et harmonieuse.», explique Olivier Willocx,  de Beci.

Beci est partisan de zones 30 dans des quartiers résidentiels, proches des écoles et partout où cela s’impose pour le confort de chacun et la sécurité.

Cependant, le respect d’une zone 30 s’accompagne d’une infrastructure routière (et d’un contrôle) appropriée, tels que des voies plus étroites. Sans aménagements adéquats, une zone 30 peut même s’avérer plus dangereuse pour les usagers faibles. « Cependant, de tels ajustements d’infrastructures ne sont pas opportuns dans toutes les zones bruxelloises, par exemple dans la zone portuaire et les zones industrielles. Il y a beaucoup de fret et de transport de marchandises dans ces zones, ce qui signifie que l’infrastructure routière doit être adaptée pour fluidifier le trafic. », explique Ischa Lambrechts, conseiller en mobilité.

60% du réseau routier bruxellois est déjà une zone 30 aujourd’hui et l’une des principales raisons pour ne pas respecter cette limite de vitesse est le manque d’infrastructures adaptées. En effet, une zone 30 n’est pas une réalité qui se décrète. Sans concertation préalable, sans une signalisation adéquate, sans les aménagements de la voie publique qui s’imposent, l’adoption théorique d’une zone 30 reste sans effet.

« Nous demandons non seulement une consultation entre le gouvernement et le secteur privé, mais également une coopération structurelle, conformément à la philosophie de Good Move : un partenariat constructif avec le secteur privé en matière de mobilité et d’infrastructures », conclut Olivier Willocx.

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