Communiquer en tant que CEO : un exercice périlleux ?

13 janvier 2020 à 13:01 | 777 vues

© Getty Images

Alors que les relations entre les entreprises et leurs parties prenantes sont toujours plus complexes et que la confiance dans les dirigeants est parfois mise à rude épreuve, le cabinet-conseil Whyte Corporate Affairs a publié une enquête consacrée au positionnement des dirigeants belges, à laquelle ont participé 55 CEO.

 

Quant à la réputation et au positionnement stratégique, 75 % de ces patrons considèrent comme une priorité absolue leur rôle en tant qu’ambassadeur de leur organisation. En matière de communication et de prise de parole, 67 % des interrogés se disent plutôt proactifs et 53 % disposent d’ailleurs d’une stratégie de positionnement. Toutefois, plus de la moitié ne mesurent pas leur réputation.

Interrogés sur leur relation avec la presse, 58 % des interrogés sont conscients qu’on attend d’eux qu’ils prennent parfois position sur des sujets de société peu liés à leur organisation, ce qui peut les mettre mal à l’aise. Environ le même nombre se prépare soigneusement pour les communications externes, mais seulement 35 % trouvent ces rencontres avec la presse agréables ; elles sont plutôt vues comme une nécessité.

Stratégie et Vision

En ce qui concerne la communication interne, 46 % des CEO belges disent lui consacrer plus de temps qu’à la communication externe. 35 % estiment que leur plus grand défi, en interne, est de faire comprendre la stratégie et la vision de l’entreprise, et selon un autre tiers, de susciter la confiance et l’engagement. À noter que seuls 15 % des CEO n’hésitent pas à communiquer sur leur vie privée, tandis que 56 % trouvent cela inutile voire déplacé.

Enfin, sur le terrain des médias sociaux, 45 % seraient professionnellement assez actifs alors que 42 % n’en font pas une priorité. Parmi les actifs, 85 % le sont en tant que représentants de leur entreprise uniquement. Parmi les non-actifs, 31 % en reconnaissent l’importance mais manquent de temps et 24 % trouvent cela délicat, voire dangereux.

Qu’il le veuille ou non, le dirigeant possède une responsabilité immense à l’égard de la réputation de l’entreprise qu’il dirige. Il en est l’incarnation première ; ses actions et prises de position seront interprétées quoi qu’il arrive. Bien gérée, la communication du dirigeant constitue un véritable atout et un levier puissant. Elle doit permettre des avancées pour l’organisation et un renforcement net de son positionnement auprès des parties prenantes qui l’entourent. Un dirigeant qui communique, sans pour autant être médiatiquement omniprésent et omniscient, est un dirigeant qui connaît bien l’univers dans lequel gravite son entreprise et ses enjeux. Communiquer efficacement ne revient donc pas simplement à parler de soi, mais à cibler les occasions d’échanges qui conduiront ses interlocuteurs à devenir le relais de ses propos. Une stratégie bien plus puissante.

Info : www.whyte.be

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