Dans les pas de Catherine Bodson

Par Elisa Brevet  - 28 janvier 2020 à 08:01 | 863 vues

À 50 ans, Catherine Bodson a décidé d’opérer un grand tournant dans sa vie. Après une carrière internationale, tant dans le secteur privé que dans le secteur public européen, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat en créant Pipaillon, une conserverie artisanale installée au cœur de Bruxelles. Le concept ? Utiliser le savoir-faire d’antan pour produire des conserves en bocal : confitures, chutneys, tapenades et condiments à base de produits frais, bio et respectueux des producteurs locaux. 

 

Gastronome, amoureuse des bons produits et défenseur du savoir-faire artisanal, Catherine Bodson nous a livré ses meilleures adresses bruxelloises :  

 Un quartier où flâner ? J’en ai deux : le centre-ville où Pipaillon s’est installée, qui est en mouvement perpétuel : rue de Flandre, SainteCatherine, les quais… et le tout nouveau food market Wolf !  Le quartier LepoutreBrugmann, où je vis depuis que les enfants ont quitté la maison : tous les commerces sont accessibles à pied, une vraie vie urbaine, proche toutefois du Bois de la Cambre, de la Forêt de Soignes et de jolis parcs. 

 

Le bistro des copains ? Chez Tortue, rue Edith Cavell. Une adresse qui rassemble tout ce que j’aime : un bar à vins naturels, un vrai sens de l’accueil de Yann et sa bande, la générosité dans l’assiette, l’intimité du lieu et des clients joyeux. Malgré une cuisine minuscule, ils vous servent des petits plats délicieux. Mention spéciale pour la ricotta rôtie ! 

 

Un resto gastro ? Ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère de loin une cuisine généreuse et conviviale, pleine de saveurs, sans chichis comme chez Jamil, à l’Intemporelle. Je vous conseille son fameux tartare d’Omega 3, un délice ! Aucun risque d’y entendre un obséquieux « bonne dégustation » suivi d’un « bonne continuation ». 

 

Où commencer la journée ? Chez Matinal, rue Franz Merjay. Une boulangerie minimaliste, rien que l’essentiel, où tu prends ton café debout, à l’italienne. Régis est le seul à pouvoir me faire lever le week-end. Les pains, baguettes et viennoiseries sont tous préparés à partir de farines naturelles. Place au beurre, à la crème, au lait cru et aux œufs de plein air  

 

Un lieu atypique ? La Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, pour me plonger dans l’univers des années 30, y déjeuner (ah, la bonne cuisine de chez Tero !) et pour la qualité et l’originalité de leurs expos.  

 

Un lieu pour se cultiver ? J’aime flâner aux Beaux-Arts. La carte des Amis des Musées donne un accès illimité aux collections et le sentiment d’être un invité permanent. Souvent, on s’y déplace uniquement pour une exposition temporaire. C’est dommage, les collections sont d’une richesse infinie et se perdre dans les galeries du musée est un véritable plaisir. 

 

Un commerce de bouche ? Ce n’est pas une adresse, mais plutôt des adresses et une petite balade de quartier puisque toutes ces adresses sont proches. Commencez Chez Petré à Uccle, des volailles en pagaille un accueil chaleureux ; poursuivez par le marché bio du vendredi à la Place Brugmann. Vous y trouverez l’essentiel : Jacques Defrenne le fromager, Stéphane Marchand le boucher, et la Ferme du Gasi pour les fruits et légumes. 

 

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