Près de la moitié des salariés belges désirent une interruption de carrière

14 février 2020 à 10:02 | 718 vues

(c) Getty

Bien que, selon l’Onem, le nombre de travailleurs ayant pris un crédit-temps ait diminué, le besoin de lever le pied demeure aigu, pour prendre une pause, s’occuper de la famille ou simplement se ressourcer au niveau professionnel. Cela ne nécessite pas toujours une pause très longue, car selon la majorité des travailleurs belges, les vacances suffisent pour recharger les batteries et passer suffisamment de temps avec les proches. « Outre des vacances assez longues, une bonne répartition entre travail et vie privée et des formations peuvent apporter une ébauche de solution », explique Tom Van de Vreken, porte-parole chez Tempo-Team. 

Selon une enquête en ligne menée pour le compte de Tempo-Team auprès de 1050 travailleurs et employeurs belges, il ressort que 4 salariés sur 10 aspirent à une interruption de carrière de quelques mois, voire un an. Les trois principaux motifs sont : réaliser un long voyage (56 %), prendre ses distances du travail (51 %) et se reposer (32 %). Avoir plus de temps pour élever les enfants et suivre des formations sont aux yeux des travailleurs deux autres arguments importants (respectivement 22 et 21 %). On repère toutefois un fossé entre les générations de salariés actifs ; plus de 40 % de ceux qui désirent une interruption de carrière ont moins de 55 ans.

« On ressent parmi les travailleurs un besoin très clair d’avoir suffisamment de temps pour soi à côté du travail, afin de réaliser d’autres objectifs. Ce qui importe à leurs yeux : la relation avec le conjoint et la famille, l’éducation des enfants, mais certains veulent réfléchir à leur avenir ou s’épanouir en suivant des formations. Certes, le crédit-temps est toujours possible pour des raisons familiales ou pour des formations, mais sous certaines conditions seulement. Pour ceux qui n’y ont pas droit, des mesures moins drastiques peuvent faire de grosses différences, par exemple le télétravail, des horaires flottants, des formations durant les heures de travail, assez de jours de congé, etc. Car d’après une précédente étude, nous savons que les deux principales raisons pour lesquelles les salariés prennent congé sont d’une part le besoin de se reposer (73 %), et d’autre part l’envie de passer plus de temps en famille (70 %) », conclut Tom Van de Vreken, porte-parole chez Tempo-Team.

 

Info : www.tempo-team.be

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