Relancer l’économie à Ixelles

Par Emmanuel Robert  - 10 avril 2020 à 15:04 | 335 vues

Audrey Lhoest (D.R.)

Relancer l’économie à Ixelles : interview de l’échevine Audrey Lhoest

Quelles seront les conséquences de la crise sanitaire sur l’économie locale, dans les communes bruxelloises ? Comment les amortir et comment favoriser la relance ? Après Bruxelles, Ganshoren et Uccle, nous avons posé ces questions à Audrey Lhoest (Écolo), échevine du Commerce et du Développement économique à Ixelles.

« Nous avons pris une série de premières mesures communales, complémentaires aux mesures fédérales et régionales », détaille Mme Lhoest. Ainsi, Ixelles a suspendu les taxes sur l’utilisation de la voie publique, qui concernent notamment les terrasses. Sur son site web, la commune publie une liste des commerces qui livrent des repas ou proposent d’en emporter. Ixelles a également autorisé l’ouverture des commerces d’alimentation 7 jours sur 7 et jusqu’à 22 h, notamment pour qu’il soit possible de réserver certaines plages horaires aux seniors.

« Ma demande est que personne ne soit laissé sur le carreau », poursuit-elle. « Des mesures additionnelles doivent être pensées pour élargir le dispositif actuel prévu par le fédéral et la Région.
Nous poursuivons la réflexion sur le soutien communal, qui doit pouvoir intégrer une facilitation aux formations en e-commerce, un travail en étroite concertation avec tous les acteurs concernés, dont Beci, le Centre pour Entreprises en difficulté, ainsi que la valorisation de toutes les initiatives privées de soutien – et elles sont nombreuses ! Nous allons également allouer un budget à un Fonds d’aide, à utiliser pour des mesures complémentaires aux mesures existantes ou dans le cadre de la relance. »

Audrey Lhoest le souligne : elle souhaite que la relance soit déjà réfléchie et qu’elle soit organisée de façon transversale, en bonne concertation entre l’ensemble des communes et la Région. « Il me paraît essentiel que nous soyons tous unis pour porter les efforts et les moyens financiers là où c’est le plus nécessaire. Je pense en particulier à notre économie réelle : à nos artisans et commerces locaux, qui favorisent une économie relocalisée, centrée sur le territoire, porteuse d’emplois non délocalisables, de qualité et bien rémunérés. C’est un des enseignements de cette crise. Il est indispensable de faire mieux, autrement et de replacer l’individu et son environnement au cœur de notre modèle économique. »

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