Relancer l’économie à Berchem-Sainte-Agathe

Par  - 20 avril 2020 à 16:04 | 482 vues

Relancer l’économie à Berchem : interview de l’échevin Thibault Wauthier

Berchem-Sainte-Agathe, petite commune de 25.000 habitants environ, compte un peu plus de 300 commerces, principalement concentrés en deux noyaux distincts : horeca et commerces de proximité dans le quartier Schweitzer, enseignes au Shopping Basilix.

Thibault Wauthier (Écolo), échevin du commerce, plongé en pleine crise sanitaire, « cherche la complémentarité avec les aides fédérales et régionales ». La situation budgétaire, explique-t-il, ne permet pas d’attribuer une prime et la commune ne lève guère de taxes : « Nous allons exonérer les deux marchés hebdomadaires pour la durée du confinement et pendant les 12 mois suivants. Pour le reste, nous n’avons pas de taxe sur les commerces en-dessous de 500 m², et les surfaces de bureaux inférieures à 75 m² sont exonérées, ce qui épargne les indépendants. »

Faute de prélèvements à suspendre, la commune apporte d’autres formes de soutien aux commerçants. En relayant l’information sur les aides régionales, l’ONSS, la TVA…, et surtout en informant les habitants des commerces qui restent ouverts ou qui proposent des livraisons : « La liste est sur le site de la commune. J’ai aussi profité de l’absence d’affichage sur les panneaux LED pour y diffuser ces informations. »  

Pour la suite, Thibault Wauthier évoque avec enthousiasme un projet de chèques-commerces locaux inspiré de sa voisine, Ganshoren. « Dès avant le confinement, on avait rencontré mon collègue de Ganshoren, Stéphane Obeid, et on étudiait cette possibilité. Le projet doit encore passer devant le collège, mais l’intention est bien d’activer ce levier à Berchem. J’espère que nous pourrons les lancer dès le 1er septembre, voire le 1er janvier 2021. »

Comme à Ganshoren, l’idée est de convertir en chèques d’achat les primes communales aux particuliers : primes de naissance et de mariage, prime à l’achat d’un vélo électrique, chèques-sport… « Nous avons un plus gros potentiel de primes que d’autres communes. Nous pourrions facilement injecter plus de 40.000 euros, voire jusqu’à 70 ou 80.000 euros. »

Pour labelliser les commerces partenaires, Thibault Wauthier compte s’appuyer sur les critères de la Zinne, la monnaie locale bruxelloise, centrés sur l’économie locale, durable et circulaire. À plus long terme, il y voit un potentiel pour toute l’économie régionale : « La conversion des primes en chèques-commerces va se développer dans plusieurs communes bruxelloises. Mon souhait est de le faire à partir d’un premier ‘critère Zinne’, puis un deuxième, pour passer à terme au label Zinne. Pas tout de suite, les commerces ne sont pas prêts ; il faut que ce soit progressif. »

 

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