Mobiliser le capital privé en temps de crise

Par Emmanuel Robert  - 29 avril 2020 à 18:04 | 280 vues

Alors que leurs trésoreries souffrent, les entreprises mesurent les limites du soutien que peuvent leur apporter les banques ou les pouvoirs publics. D’autres moyens restent cependant mobilisables du côté des fonds privés. C’est ce qu’explique Erick Thiry, Private Equity Officer.

Erick l’assure, l’épidémie de coronavirus a peut-être figé l’économie ; elle n’a pas asséché les ressources : « Au contraire, les investisseurs privés n’ont pas perdu leur argent et le moment est favorable pour leur permettre de prendre des participations. Ils sont donc plus actifs que jamais. »

« Ce qu’on appelle ‘Private Equity’ », expose-t-il, « recouvre tout un éventail de possibilités de financement via des fonds privés. Parmi les plus connues figurent le crowdfunding et le crowdlending : deux formes d’investissement participatif consistant à récolter des fonds auprès de petits porteurs, via des plateformes, pour financer des projets d’entreprises. Autre possibilité parfois négligée, les FFF : ‘Family, friends and fools’, autrement dit, la famille, les amis et les ‘inconscients’ ; des gens de votre entourage susceptibles de vous prêter de l’argent ou d’entrer dans votre capital. À plus grande échelle, il y a les fonds d’investissement privés : des structures montées en général par quelques associés fortunés pour investir dans des affaires qui les intéressent – parfois même des entreprises en difficulté. Les ‘business angels’ montent le même genre d’opérations, mais à titre individuel. Pour être complet, citons encore l’affacturage et autres techniques qui consistent à céder les factures de vos clients avant échéance. Cela permet, moyennant pourcentage, de dégager rapidement du cash. » 

Lui-même chef d’entreprise pendant plus de 25 ans, Erick Thiry a œuvré chez Beci sur différents projets, dont la problématique des transmissions d’entreprises et les moyens de les financer. « Depuis plusieurs années déjà, je travaille sur les questions de financement, en relation avec les investisseurs publics et privés. »

À ses yeux, le recours aux fonds privés offre de nombreux avantages : « Là où les banques peuvent être réticentes, les soutiens privés sont parfois plus faciles à négocier, plus rapides à obtenir, tout en réclamant moins de garanties. Il peut parfois s’agir de fonds convertibles en parts de la société, il ne faudra pas alors rembourser. Quant aux fonds d’investissement et aux business angels, ils ont en outre l’avantage de pouvoir apporter de l’expertise et un carnet d’adresses. Last but not least : l’effet de levier que génère le private equity auprès des banques. »

Bref, des ressources à explorer à l’heure de la crise.

 

Nos spécialistes :

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