Porter la voix des entreprises, à l’heure de la relance

Par  - 29 avril 2020 à 11:04 | 934 vues

Sortir d’une crise, c’est d’abord la comprendre afin de concevoir les mesures pour y répondre. Dans ce travail de réflexion, Jan De Brabanter et Olivier Willocx, respectivement Secrétaire Général et CEO de Beci, portent la voix des entreprises bruxelloises.

Le premier est l’interlocuteur des instances régionales, au sein de la task force bruxelloise présidée par la Secrétaire d’État Barbara Trachte. Le second participe à l’Economic Risk Management Group – la plateforme qui mène l’analyse macroéconomique au niveau fédéral.

« Notre premier souci a été de garder le contact avec les entreprises, les écouter et comprendre leurs besoins », explique Jan De Brabanter. « Nous l’avons fait en organisant des CEO meetings virtuels, en menant des enquêtes hebdomadaires, et en montant une cellule de crise Covid. Quant à moi, j’ai opéré la liaison avec les autres organisations patronales, Voka, FEB, UWE, ainsi qu’avec la Banque Nationale de Belgique, pour assurer le monitoring économique afin que la BNB dispose des informations pertinentes. Il est capital de mesurer, afin de comprendre quelles sont les priorités sur lesquelles on doit aider les entreprises. C’est ainsi que nous avons élaboré un cahier de 48 recommandations à l’attention des décideurs politiques. »

« C’est la première fois que nous vivons un choc économique provoqué par un arrêt de l’offre – du moins en temps de paix », commente Olivier Willocx. « Au niveau macroéconomique, il n’y a, au départ, pas de problème de demande : les gens ont toujours du pouvoir d’achat, mais les commerces ont dû fermer. La crise de la demande ne survient que par contamination de l’offre et concerne des populations fragilisées, en perte de revenu, qui risquent de tomber dans la pauvreté. C’est pourquoi distribuer de l’argent sans discernement ne fonctionnera pas. L’autre aspect du débat, c’est le refinancement des entreprises : où trouver les 600 millions à un milliard d’euros nécessaires pour les recapitaliser et éviter des faillites ? »

« Au niveau régional, nous avons déjà obtenu pas mal d’adaptations des mesures, même si nous ne sommes toujours pas pleinement satisfaits », reprend Jan De Brabanter. « À nos yeux, le gouvernement bruxellois s’est trop focalisé sur les petites entreprises. Beaucoup d’autres, moyennes et grandes, ont énormément souffert. C’est pourquoi nous avons toujours plaidé pour des mesures proportionnées : une prime unique de 4.000 euros pour un hôtel de 50 chambres ou pour un cafetier, ce n’est pas la même chose. Nous insistons donc sur la flexibilité en termes de taxation : cette piste nous semble plus intéressante. »

Et de conclure : « Avec une meilleure visibilité sur le déconfinement, on va pouvoir entamer la relance. Mais le travail ne fait que commencer. »

 

Nos spécialistes :

Stéphane Baudry – Covid Crisis Manager Lire plus
Salima Serouane – Bank Liaison Officer Lire plus
Olivier Khan – Public Sector Officer Lire plus
Catherine Mertens – Coaching Officer Lire plus
Frédéric Simon – Employment Officer Lire plus
Camille Callens – Revival Officer Lire plus
Sybille Motte  & Jean Philippe Mergen – Import/export Officer Lire plus
Eric Vanden Bemden – Real Estate Officer Lire plus
Jan De Brabanter & Olivier Willocx – Lobby Officer Lire plus
Emmanuelle Einhorn – Digitalization & Growth Officer (à venir)

 

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