Bruxelles et l’entrepreneuriat féminin : poursuivre les efforts !

Par Vincent Delannoy  - Emmanuelle Einhorn  - 17 juillet 2020 à 10:07 | 693 vues

À Bruxelles, le nombre de femmes qui entreprennent augmente de manière significative et dans la durée, ce qui est une excellente nouvelle. En parallèle, le taux d’activité féminin à Bruxelles est et demeure très bas. Ceci expliquant peut-être cela ; l’entrepreneuriat s’avérant pour de nombreuses femmes une voie d’accession au monde du travail.  

Dans cette voie vers l’entrepreneuriat, la mission d’information est importante, mais elle ne suffit pas. Il faut accompagner de manière concrète, également depuis l’expérience d’un pair entrepreneur, mais aussi faire de la prévention sur ce que l’entrepreneuriat est et n’est pas. Tout le monde n’est pas fait pour l’entrepreneuriat et les conditions de la réussite et du bon départ doivent être soigneusement réunies et créées.

En ce sens, Beci et sa cellule diversité insistent sur ces deux aspects fondamentaux : prévention et accompagnement qui nécessitent une bonne information préalable.

 

Pour ce faire, il est important de :

  • Veiller à la clarté et à l’accessibilité de l’information

 

Les candidates entrepreneures doivent pouvoir accéder facilement aux ressources disponibles en Région de Bruxelles-Capitale en appui à leur projet. Elles doivent recevoir une bonne information sur les structures d’accompagnement accessibles et sur les différents acteurs à mobiliser pour une expérience réussie. Ces ressources sont nombreuses. Il est important que chaque candidate puisse trouver la formule d’accompagnement qui convient à son profil ainsi qu’à son projet.

 

  • Sensibiliser et informer sur le statut d’indépendant

 

En effet, l’entrepreneuriat peut s’avérer une aventure risquée ; les candidates doivent entreprendre en connaissance de cause. À cet égard, une information de la part d’un pair ou d’une paire entrepreneuse experimenté(e) est une nécessité : aspects administratifs, juridiques, couverture sociale, droits et obligations, comment se rémunérer ?

 

  • Élargir autant que possible les horizons des entrepreneures

 

Beci constate une demande importante et récurrente de la part des porteuses de projet et des starters d’élargir leur réseau. C’est un défi important et parfois difficile à relever. L’accessibilité de ces réseaux représente parfois un frein pour certaines candidates : réseau d’experts, de mentors, réseau sectoriel, réseau de pairs, réseau de relations d’affaires.

 

  • Promouvoir l’accès à des réseaux féminins et des réseaux mixtes

 

Il est important pour une femme qui souhaite entreprendre de connaître l’existence d’acteurs comme Bruxelles Économie et Emploi (Prime aux entreprises) ou Finance & Invest Brussels (micro-crédit) mais aussi des acteurs tels que Girleek ou Mompreneurs qui ont une approche genrée. Les structures consacrées aux femmes jouent un effet de levier nécessaire ce qui n’enlève en rien le besoin d’accéder également à des réseaux d’affaires mixtes, reflétant la réalité et la diversité du monde des affaires.

 

  • Rester attentifs à lever d’autres freins

 

La femme candidate entrepreneuse, à l’heure de se lancer, peut être confrontée à de nombreuses difficultés et pas uniquement en raison de son genre. Certains publics cibles (âge, handicap, ascendance étrangère, entre autres) ont en effet besoin d’une aide et d’un soutien particuliers pour être en mesure d’accéder à l’entrepreneuriat. Pour ce faire, Beci recommande de :

  • Favoriser une action de terrain pour aller à leur rencontre ;
  • Leur offrir un soutien via des programmes de mentorat (dans l’esprit de Team for Job par exemple).

 

Cellule Diversité de Beci

Contribution d’Emmanuelle Einhorn et de Vincent Delannoy

 

Avec le soutien d’Actiris

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