Comment se construire un nouveau réseau après une faillite ?

23 septembre 2020 à 09:09 | 385 vues

Derrière chaque dépôt de bilan, il y a des hommes et des femmes, chefs d’entreprise, pour qui les conséquences d’une faillite ont des répercussions bien plus personnelles. 

Beaucoup se joue au niveau psychologique. L’entrepreneur culpabilise, se sent nul, se remet en question, cherche ou il a fauté…

Pour couronner le tout, une partie de l’entourage lui tourne le dos et les autres, avec la meilleure intention du monde, y vont du bon conseil qui a le don de le déprimer plus.

Pas étonnant que l’entrepreneur se sent souvent bien seul pour surmonter ses difficultés ne sachant pas vraiment vers qui se tourner.

 

S’entourer des bonnes personnes

Durant cette période difficile, il est crucial de s’entourer de personnes bienveillantes.  Des personnes capables de se mettre à votre place, de comprendre la situation et qui peuvent vous aider à vous connecter à vos forces, vos ressources, vos talents d’entrepreneur dans un cadre sécurisant ou chacun peut s’exprimer ouvertement.

Des personnes qui ne vont pas vous traiter comme une victime ou stigmatiser votre échec, mais se mettre à votre service pour que vous trouviez les ressources en vous pour ressortir grandi de cette aventure

Rien de tel qu’un groupe de pairs. Des personnes qui traversent également des difficultés, ont vécu une faillite et qui sauront vous apporter un regard externe sur l’ensemble de la situation, apporter des critiques constructives voir de nouvelles idées. 

Faire appel à l’intelligence collective du groupe

Un groupe de pairs permet de faire face à ses défis grâce au partage et l’apport des différents points de vue et compétences des membres.  Seul, on a tendance à ressasser les évènements dans sa tête et ont tourne en boucle, voir on tombe dans une spirale négative dont il est très difficile de sortir. 

Entre pairs, avec l’aide d’un facilitateur professionnel qui apporte des méthodes et techniques pour créer un cadre sécurisant et aller plus loin dans la réflexion, on sort de ce cercle infernal, on élargi ses perspectives et on ouvre le champ des possibles.  

Les groupes de pairs réunissent les conditions indispensables à l’émergence de l’intelligence collective :

    1. Résonance : Le partage d’informations et d’idées repose sur la capacité à trouver de la résonance. Chacun ayant vécu une faillite, il est facile de se mettre dans la peau de l’autre et comprendre ce qu’il vit ;
    2. Synergie : La possibilité de créer des synergies entre personnes aux personnalités, compétences et expériences variées va permettre la convergence de multiples perspectives et savoir-faire autour d’un objectif ou problème commun. 
    3. Émergence : L’alignement de compétences et ressources diverses au service d’un objectif commun, favorise la cohésion essentielle pour faire émerger quelque chose de nouveau, une solution qui va au-delà des capacités individuelles de chacun. Souvent en utilisant des ressources dont ils n’avaient même pas conscience.

 

En apprendre plus

Pour avoir un avant-goût de ce que le programme ReStart et les groupes de pairs peuvent vous apporter, inscrivez-vous à l’atelier en ligne du 7 octobre 2020. 

En petit groupe (maximum 8 pairs) pour des échanges directs et intensifs, Evelyne Schöller facilitera une réflexion interactive sur vos forces et autres ressources qui vont vous permettre de rebondir et retrouver la confiance en soi. 

Objectif de la session : regagner une confiance en soi et valoriser les leçons tirées de votre expérience plutôt que la considérer comme un échec.

CTA pour article séminaire

« Sometimes we win, sometimes we learn »

Dans la culture anglo-saxonne, le taux de rebond se situe autour de 25 % contre 3 à 8 % en Europe. Le tabou de l’échec y est pratiquement absent… Ce n’est donc pas un hasard si une étude (couvrant une période de 1990 à 2011) réalisée par deux chercheurs américains conclut que « les entrepreneurs qui ont connu la faillite ont plus de chances de réussir », puis ce qu’ils ont pu apprendre de leurs erreurs. Dans l’univers américain des startups, certains disent même qu’un entrepreneur ne peut réussir qu’à son troisième essai ! Qu’ont en commun Henry Ford, Bill Gates, Walt Disney et Richard Branson ? Tous ces entrepreneurs à succès ont connu un échec retentissant à un moment de leur carrière. Au-delà des aspects réglementaires, la perception de la faillite est donc essentiellement une question de culture et de mentalité…

Evelyne Schöller, coach solidaire du programme reSTART

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