Se lancer comme indépendant.e après 45 ans

11 novembre 2020 à 16:11 | 568 vues

Pourquoi ?

Les raisons pour se lancer à 45 ans ou plus sont multiples. Parce que c’est le chemin le plus direct pour retrouver le marché du travail, pour concrétiser un vieux rêve ou des aspirations plus profondes, pour réaliser un changement de carrière, pour mieux maîtriser sa carrière professionnelle, pour se ménager une activité qui sera source de revenus, même après l’âge de la pension.

Dans nos sociétés, le rallongement de la durée de vie en bonne santé crée de nombreuses possibilités et de nouvelles aspirations. L’entrepreneuriat dans la maturité est l’une d’entre elles. Actuellement en Belgique, environ 4 entrepreneurs sur 10 qui démarrent ont plus de 40 ans.

 

Comment ?

Un lancement se prépare avec soin. Ce qui est valable à 25, 30, 35 ans, l’est aussi à 45 ans. Le processus de maturation et de création d’activité, en ce sens, suit les mêmes règles. Toutefois, la maturité apporte certains avantages, comme l’expérience et le réseau, et quelques inconvénients.

Votre business plan devra être solide, de même que votre plan prévisionnel et votre étude de marché. Vous devrez fidéliser le client et générer du cash. Vous devrez rejoindre les communautés qui comptent, identifier votre cible et la fidéliser.

 

Conseils

  1. Motivation. Ce qui vous motive est sans doute la question la plus importante. Quelles sont vos passions, quelles sont vos aspirations ? Pour le dire autrement : qu’est-ce qui est essentiel pour vous ?
  2. Maturation. Quel est votre projet ? Répond-il à un besoin ? Où voulez-vous arriver ? Parlez-en autour de vous. Comment pouvez-vous le réaliser ? Mettez votre réseau à contribution. Testez-le auprès d’un échantillon de votre public-cible.
  3. Accompagnement. Testez et mettez au point votre proposition de valeur avec des coachs entrepreneurs. Êtes-vous convaincant ? Votre business plan est-il réaliste ? Disposez-vous des bons outils pour réussir ? Qui peut vous aider ? Activez les aides qui vous sont accessibles.
  4. Et, last but not least, êtes-vous prêt à franchir le pas? C’est à vous de le savoir et de prendre la décision. Dépassez vos peurs ! Allez-y, puis adaptez : « mieux vaut fait que parfait ».

 

Risquer ou ne pas risquer ? 

Par définition, l’entrepreneuriat – et le statut qui l’accompagne – implique une prise de risque. Quel est le niveau de risque raisonnable que vous voulez ou pouvez prendre ? Quelle est votre marge de manœuvre financière pour commettre des erreurs ?

Ainsi, l’argent destiné à financer votre retraite, idéalement, ne devrait pas être mis à contribution. Si vous ne pouvez consentir une mise de départ élevée, il est préférable de se tourner vers une activité qui ne demande pas d’investissements importants.

Plus fondamentalement, avez-vous un tempérament d’entrepreneur.e, prêt à s’investir dans un projet, avec les risques et les responsabilités que cela comporte ?

 

Avantages

Votre expérience. Elle est indéniable. Les chiffres le prouvent : les starters plus âgés réussissent mieux que les plus jeunes.

(À titre d’exemple, deux ans après le démarrage, 78 % des 50+ sont encore en activité contre 67 % pour les 18-25 ans – chiffres Liantis.)

Votre réseau. Votre carrière vous a permis de constituer un réseau de contacts, de connaissances, de personnes-ressources. Bref, vous disposez d’un carnet d’adresses, ce qui s’avère d’une grande utilité pour réussir.  Votre réseau, c’est aussi les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Twitter, etc.) dont il faut tirer le meilleur parti. 

 

Inconvénients

Une vie d’indépendant impose un changement de rythme. Vous allez probablement travailler davantage et avoir moins de stabilité financière qu’avec un statut de salarié. En revanche, vous allez disposer d’une plus grande liberté professionnelle (si vous avez la possibilité de choisir vos clients et vos horaires).

 

Témoignage

Catherine Roupin, pharmacienne de formation avec 30 ans de « salariat » dans le domaine de la santé, s’est lancée comme entrepreneuse avec Macaria. Ce que propose Macaria ? Une écoute et un accompagnement dans tous les aspects liés au vieillissement et à la fin de vie. Quels sont les conseils et l’expérience de Catherine Roupin comme néo-entrepreneuse dans un monde chamboulé par la pandémie du Covid 19 ?

  • Évitez un passage brutal du salariat à l’entrepreneuriat. Ménagez-vous une période de transition, un temps de passage avec un statut intermédiaire. Toutefois, le moment voulu, il faut pouvoir franchir le pas.
  • Passer par un statut d’indépendant à titre complémentaire permet de se préparer, notamment sur une série d’aspects pratiques : numéro de TVA, facturation, comptabilité, statut social.
  • Allez à la pêche aux informations : 1819, Beci, Wikipreneurs, Womenpreneur.
  • Rien ne vaut les conseils et expériences d’entrepreneurs qui ont réussi. N’hésitez pas à dépenser un peu pour obtenir de bons conseils et à bien vous entourer (réseaux d’affaires).
  • Il existe des aides pour la réalisation de votre business plan. Demandez-les.
  • Soignez votre communication et vos outils. Au besoin, formez-vous au marketing digital et là, entourez-vous de jeunes !
  • Travaillez en réseau et rejoignez des réseaux d’entrepreneurs.
  • La crise sanitaire impose de s’adapter et de revoir sa façon de travailler : c’est le moment pour ajuster votre stratégie et votre approche marketing.

 


 

Cet article vous est proposé par la Cellule Diversité de Beci.

Avec le soutien d’Actiris.

Actiris Bruxelles

 

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Vincent Delannoy

Conseiller Économie et Politique Générale