Quels nouveaux emplois pour les bruxellois ?

14 novembre 2020 à 07:11 | 354 vues

C’est sur ce thème, qui restera d’actualité́ au cours des mois à venir, que Bernard Clerfayt, ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de la Transition numérique, est entré en débat chez Beci avec les entrepreneurs présents et les participants au Facebook live de l’événement Brussels meets Brussels.

À̀ ce jour, alors que la digitalisation et les développements technologiques constituent un enjeu stratégique et un vivier d’emplois, la lenteur de la mise en place de la 5G à Bruxelles continue d’interpeller. Soucieux de s’insérer dans la stratégie européenne en la matière, Bernard Clerfayt partage cette inquiétude. Néanmoins, l’acceptation publique d’un tel déploiement nécessite un débat et la question des normes d’émission dans la capitale devrait être tranchée d’ici l’été 2021.

Pas d’emploi sans personnel qualifié et compétent. Les efforts pour former et se former dans les compétences linguistiques et digitales sont-ils suffisants à Bruxelles ? Non, répond le ministre. Ni les opérateurs publics, ni les entreprises, ni les citoyens n’en font suffisamment. Les opérateurs publics de formation offrent des modules qui ne sont pas assez utilisés et promus. Les efforts des entreprises pour former leur personnel sont insuffisants. Et les citoyens prennent trop peu en charge leur formation et leur formation continue.

« Pendant un certain temps, les chômeurs ne pourront pas trouver des emplois qui ne sont pas là. En revanche, ils devront se former plus et mieux et enrichir leurs compétences », annonce le ministre. Une partie de l’emploi dans les secteurs de l’horeca, de l’événementiel et du tourisme devra probablement connaître une reconversion. En revanche, les métiers dans la santé, les laboratoires, le gardiennage, les transports et l’informatique ont le vent en poupe.

 

La quantité́ de formations offerte est-elle suffisante pour qualifier dans certains domaines porteurs comme ceux de la digitalisation et de la construction ? Non, répond le ministre, c’est pourquoi il convient de nouer davantage de partenariats avec des acteurs privés, agiles et souples, capables de former à des emplois nouveaux et en adéquation avec les réalités de terrain. Sur les quelque 720.000 emplois que compte Bruxelles, seuls 51 % sont occupés par des habitants de la Région. Pour le ministre, la formation des Bruxellois reste une priorité.

Aujourd’hui, certains secteurs en pénurie de personnel à Bruxelles l’étaient également il y a 20 ans : le transport, la santé et l’enseignement. Quel remède ? Améliorer les conditions de travail, avance Bernard Clerfayt. L’automatisation et la digitalisation vont entraîner la disparition de nombreux emplois, mais également l’apparition de nouveaux métiers. Certains secteurs vont-ils retrouver leur niveau d’activité pré-Covid ? Rien n’est moins sûr. Pour retrouver le chemin de l’emploi, la reconversion, la requalification et la formation s’imposent.

Les conclusions du ministre ? La crise du Covid a fonctionné comme un accélérateur. Il faut de nouveaux emplois pour les Bruxellois ; il faut former les Bruxellois davantage et mieux, notamment dans les langues ; il convient d’accélérer la transition numérique qui impactera quasiment tous les métiers. Bruxelles est ouverte aux navetteurs qui y viennent travailler et les Bruxellois sont également les bienvenus dans les autres Régions qui recrutent. Les défis, reconnaît le ministre, sont immenses et le débat loin d’être clos.

 

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Marché du travail et emploi pour un Bruxelles résilient

WP Emploi : vision Beci post-Covid

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