5 chiffres qui vous feront changer d’avis sur l’importance de la gestion des temps

30 septembre 2022 à 09:09 | 239 vues

[Article invité]

Avec des organisations et des rythmes de travail complètement bouleversés, à plusieurs reprises, ces derniers mois, les entreprises ont dû faire part de résilience et d’agilité pour répondre à ces nombreux changements organisationnels.

Des évolutions qui ont permis à certains sujets de prendre une ampleur nouvelle, une place plus importante qu’auparavant notamment dans les besoins exprimés par les employés. Des attentes qui doivent, logiquement, être intégrées dans le fonctionnement des entreprises afin d’être en mesure de proposer des organisations en phases avec les collaborateurs.

Le temps, élément central des nouvelles attentes des travailleurs

Parmi ces différents sujets, le temps de travail a pris une position particulière, presque centrale tant il est lié à plusieurs de ces nouveaux besoins exprimés. Flexibilité, équilibre vie pro / vie perso, semaine à 4 jours, le temps accordé à sa vie professionnelle revient fréquemment comme un point clé pour bon nombre de collaborateurs.

Un phénomène qui s’étend actuellement bien au-delà des frontières belges puisque c’est le cas dans la plupart des pays d’Europe. Les travailleurs accordent désormais une valeur complètement différente au temps accordé à leurs fonctions. Une attention nouvelle que l’on peut, en partie, expliquer avec les différents évènements survenus pendant la pandémie.

Pour illustrer cette tendance et cette importance nouvelle accordée au temps de travail, voici 5 chiffres issus de différentes études réalisées auprès de vastes panels de salariés en 2022.

44% des salariés considèrent les « heures et temps de travail » comme raison numéro 1 pour être investi et engagé au sein d’une entreprise

C’est le constat dressé par l’étude The Perfect Match de SD Worx, réalisée auprès de panels de salariés issus de 14 pays d’Europe. Le temps de travail se positionne donc comme principal levier d’engagement, devançant par la même occasion des points pourtant souvent considérés comme centraux tels le salaire, la stabilité financière, le contenu des missions ou encore l’ambiance au sein de l’environnement de travail.

42% n’accepteraient pas un emploi s’il n’offrait pas de flexibilité au niveau des horaires

Un contrôle excessif de l’emploi du temps pourrait se poser comme une raison suffisante pour refuser un poste pour une large partie des salariés. Une tendance qui ressort de l’étude Workmonitor réalisée par le groupe Ranstad, auprès de 35 000 employés dans 34 pays différents.

Pour 51 % des salariés, l’avenir du travail passe par l’équilibre vie pro / vie perso

Pourquoi une telle importance ? Tout simplement parce que c’est, selon eux, un élément indispensable pour avoir du temps pour leurs familles, leurs loisirs, mais aussi d’autres sujets importants comme la santé ou la formation / apprentissage. C’est en tout cas, un point mis en lumière par l’étude Global Talent Trends du cabinet Mercer auprès de 11 000 participants (dirigeants, responsables RH et salariés) issus de 16 pays différents.

59% des salariés interrogés positionnent cet équilibre entre vie pro / vie perso comme principale priorité professionnelle

L’équilibre vie pro / vie perso, autrement dit la gestion de ses heures de travail, n’est pas seulement un sujet d’avenir, comme le précise l’étude de Mercer, mais aussi une véritable « priorité » pour les salariés. C’est en tout cas ce qui ressort du baromètre des préférences des salariés réalisé par le groupe JLL, auprès de 4 000 collaborateurs à travers 10 pays différents. Deux études distinctes donc, mais aux résultats relativement alignés sur ce sujet du temps de travail.

Quid des travailleurs belges ? Pour 39,9% d’entre eux, le temps de travail est le principal levier d’engagement au sein de leur organisation

Un constat mis en évidence par l’étude The Perfect Match de SD Worx qui prouve que les travailleurs belges sont complètement alignés sur les différentes tendances exprimées précédemment. Toujours selon la même étude, pas moins de 32.3% d’entre eux assurent qu’ils pourraient quitter leurs fonctions s’ils ne s’estiment pas satisfaits de leur équilibre vie pro vie perso.

 

À propos de l’auteure

Sophie Henrion, Business Manager & Porte-Parole Protime

 

 

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