Départs d’entreprises : Beci appelle à desserrer l’étau fiscal

23 octobre 2026 par
Beci

Bruxelles, 23 octobre – Près de 3.000 entreprises ont transféré leur siège de Bruxelles vers la Flandre et la Wallonie. Beci appelle le gouvernement bruxellois à agir sur la fiscalité locale et plaide pour un moratoire sur les nouvelles taxes, mais aussi pour une réduction de celles qui pèsent excessivement sur les entreprises.

Les derniers chiffres de Statbel font état de 1.687 entreprises ayant transféré leur siège de Bruxelles vers la Flandre en 2025, et de 1.139 vers la Wallonie. Faut-il en conclure que Bruxelles ne séduit plus les entreprises ? Beci invite à nuancer. La capitale reste un terreau entrepreneurial, grâce notamment à ses universités, ses étudiants, ses start-ups et son accès aux talents. Comme dans d’autres capitales, de nombreuses entreprises s’y créent avant de chercher, en grandissant, des espaces plus vastes et moins coûteux en périphérie. Un mouvement naturel, qui ne signifie pas nécessairement qu’elles tournent le dos à Bruxelles.

Toutefois, cette mobilité ne doit pas masquer un problème bien réel : la pression fiscale locale. « Les entreprises ne peuvent pas être la variable d’ajustement des budgets communaux. Quand les taxes s’accumulent, Bruxelles risque de décourager précisément celles qui font vivre son économie », estime Thierry Geerts, CEO de Beci.

Pour Beci, un moratoire sur les nouvelles taxes est nécessaire, mais ne suffira pas. Certaines taxes doivent aussi être revues à la baisse. Un écart fiscal pouvant atteindre 30% par rapport à la périphérie peut se justifier par les avantages liés à la capitale. Au-delà, la charge devient excessive et risque de peser sur l’attractivité économique de Bruxelles. Beci appelle donc à une concertation avec les communes pour harmoniser la fiscalité locale et ramener les écarts à un niveau acceptable.

Beci salue également les mesures régionales en faveur du développement économique, notamment les zones de développement économique et la réduction du précompte professionnel. Désormais, ces efforts doivent s’accompagner d’une action sur la fiscalité locale, sans relâcher l’attention portée à la sécurité et à la propreté.

Enfin, Bruxelles attire aussi des sociétés internationales en tant que capitale européenne, un flux que les statistiques sur les transferts entre régions ne mesurent pas. Pour Beci, l’objectif est de permettre aux entreprises de grandir à Bruxelles sans que la fiscalité ne les pousse à s’installer ailleurs.

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