En 2026, le CETA ouvre de nouvelles perspectives au Canada pour les PME bruxelloises, grâce à des droits de douane réduits et des opportunités de croissance rapide. Cependant, le manque de ressources et de connaissances peut encore rendre les premiers pas difficiles. C’est là qu’intervient le Réseau Entreprises Europe (EEN), transformant l’accès au marché en une véritable croissance internationale.
Le CETA (Accord économique et commercial global) est un traité historique conçu pour faciliter les échanges commerciaux entre l’UE et le Canada en éliminant les barrières commerciales et en harmonisant les normes réglementaires. Bien qu’il soit conçu pour offrir des opportunités aux PME bruxelloises, il ne garantit pas qu’elles se lanceront dans l’exportation et y réussiront. Malgré l’existence de ce type d’accord, les entreprises rencontrent toujours des difficultés lorsqu’elles font des affaires à l’étranger, comme l’a souligné le Parlement européen. Après la mise en œuvre du CETA, ces difficultés pourraient encore affecter la capacité des PME à s’internationaliser en 2026. La concrétisation des opportunités offertes par le CETA pourrait nécessiter un accompagnement supplémentaire. Des institutions telles que le Réseau Entreprises Europe (EEN, actif à Bruxelles via Beci) pourraient s'avérer indispensables pour relever ces défis et soutenir les PME grâce à leurs services.
Le commerce international est essentiel pour Bruxelles. La région est un pôle économique ouvert et connecté à l'échelle mondiale où les PME contribuent au développement de la région et du pays, comme l'a souligné le vice-président de la Banque européenne d'investissement. Les accords commerciaux facilitent les échanges et améliorent l'accès aux marchés étrangers en supprimant les barrières, comme l'a indiqué le Conseil de l'Union européenne. Toutefois, la levée des barrières commerciales et l'accès au marché canadien ne garantissent pas nécessairement qu'une entreprise y exercera une activité soutenue et y développera son activité économique.
Défis des PME malgré l'accès au marché canadien
L'accord commercial crée des opportunités pour les PME en améliorant leur accès au marché canadien, comme l'a souligné le gouvernement canadien. Il supprime les droits de douane sur 99 % des marchandises et simplifie le commerce des services. Les procédures douanières sont rationalisées, le commerce des services simplifié et les coûts d'exportation réduits. L'accord accroît également la prévisibilité et la transparence pour les investisseurs.
Malgré ces avantages, les PME continuent de faire face à des défis. Selon le gouvernement canadien, comparativement aux grandes entreprises, elles disposent souvent de moins de ressources, de connaissances limitées et d'une moindre expérience des marchés étrangers. Des obstacles tels que la langue, la culture, la recherche de clients sur les marchés étrangers et des risques plus élevés peuvent rendre l'exportation difficile. Toutefois, ces défis illustrent l'écart entre l'existence d'opportunités et leur mise en œuvre réussie.
Comment le Réseau d'échanges économiques (REE) peut-il faciliter ce processus ?
Dans ce contexte, des mécanismes de soutien deviennent essentiels pour transformer l'accès au marché en une participation réelle. L'AECG crée un environnement favorable aux affaires, mais ne remplace pas l'accompagnement. Le REE offre un soutien pour transformer les opportunités commerciales en actions concrètes.
Ce soutien est principalement fourni par le biais d'outils pratiques qui aident les PME à s'internationaliser plus efficacement. Le réseau permet aux entreprises de nouer des contacts avec des partenaires étrangers et d'apprendre à opérer sur un marché international, en leur apportant l'aide nécessaire pour combler leurs lacunes en matière d'information et en leur offrant des conseils utiles. Le rôle d'EEN dans la promotion des PME se concrétise par la facilitation des mises en relation, la fourniture de conseils et l'acquisition de connaissances sur le marché, comme indiqué dans le rapport d'impact d'EEN (2022-2025).
Preuves concrètes
Les effets de l'AECG sont déjà manifestes. De nombreux exemples concrets démontrent que les entreprises européennes en tirent un grand profit. L'entreprise néerlandaise Jaga, spécialisée dans les produits de chauffage et de ventilation, a constaté que ses relations commerciales avec le Canada sont devenues beaucoup plus faciles et compétitives grâce à la réduction des barrières commerciales. De même, ENATA souligne que la simplification des procédures, notamment la réduction des formalités administratives, facilite l'accès aux marchés étrangers et accroît la visibilité.
L'influence de l'AECG est également perceptible en Belgique. Après la mise en œuvre provisoire de l'AECG, les exportations de services belges vers le Canada ont connu une forte augmentation. Par ailleurs, la suppression des droits de douane a permis aux entreprises belges, en particulier celles des secteurs du chocolat et de l'industrie pharmaceutique, de réaliser d'importantes économies. Bien que ces exemples proviennent d'autres pays européens, ils révèlent une tendance de fond. Les PME des secteurs tournés vers l'exportation peuvent tirer profit de l'AECG en réussissant à s'implanter sur les marchés étrangers.
Conclusion
Les PME peuvent avoir besoin d'un accompagnement pour exploiter les opportunités offertes par les accords commerciaux. Les entreprises basées à Bruxelles pourraient envisager de combiner un meilleur accès aux marchés avec l'aide du Réseau Entreprises Europe afin de concrétiser leur potentiel à l'export.
Les PME peuvent participer à des événements d'affaires dédiés et explorer des opportunités de collaboration concrètes dans la région. Beci et Enterprise Europe Brussels offrent un accompagnement personnalisé aux entreprises bruxelloises : analyse du marché, accès à des opportunités et recherche de partenaires à l'international.
Contactez-nous à international@beci.be pour découvrir comment nous pouvons soutenir vos activités internationales.
Par Sudenaz Sahin
