BECI lance son académie de jeunes entrepreneurs

Par Julien Semninckx  - 26 juillet 2021 à 08:07 | 395 vues

La BECI Starter Academy entend accompagner les jeunes Bruxellois dans leur projet entrepreneurial. Tests de personnalité, coachings individuels et de groupe, mentors attitrés ou encore campagne d’affichage dans les dix-neuf communes de la capitale.
De nombreux partenaires se sont associés à ce projet d’envergure et novateur….  

En février 2021, en pleine pandémie, BECI décidait de donner un coup de pouce aux Bruxellois qui venaient d’entreprendre malgré la déprime ambiante. L’idée était de leur donner la parole en nos colonnes pour évoquer leur nouveau business. Nombreux sont ceux qui ont répondu et 40 projets entrepreneuriaux, en cours ou à venir, ont été présentés en nos colonnes sur cinq pages. Certains entrepreneurs se sont aussi notamment vu offrir un an de membership au sein de notre Chambre de Commerce de Bruxelles.

Nous ne voulions pas en rester là ! L’optimisme, le dynamisme et la créativité de ces ‘jeunes’ entrepreneurs se devaient d’être soutenus encore plus. D’où l’idée de créer une BECI Starter Academy.

Être novateur, c’est surtout se réinventer

« Aujourd’hui, les Chambres de Commerce  doivent se réinventer dans l’ensemble des pans qui constituent leur mission. De façon schématique, hier le core business de leur mission était de répondre aux interrogations de leurs affiliés et de prendre de leurs nouvelles, aujourd’hui ce n’est plus en soi un business model », indique Stéphane Baudry, de HSB Management, en mission chez BECI. « Le paysage économique a et va encore fortement évolué avec en outre une ‘freelancisation’ progressive du monde du travail. Il est du rôle premier d’une Chambre de Commerce de préparer la nouvelle génération à créer leurs propres entreprises, mais aussi, et surtout, à les faire durer : ce qui est finalement le plus difficile. »

Cela fait un an que l’idée était dans les « cartons », il fallait donc attendre le bon moment…
« BECI Starter Academy est un projet assez complet pensé par des entrepreneurs pour des entrepreneurs. Les candidats y trouveront des formations, des groupes d’échanges, du mentoring, de l’accompagnement… sans oublier que  la base de la base, c’est avant tout de se connaître. C’est pourquoi, nous commencerons par la question-clé : ai-je bien toutes les aptitudes pour devenir entrepreneur ? Avec notre partenaire DAOUST Intérim, nous avons envisagé des tests spécifiques permettant à chaque candidat-entrepreneur de découvrir quels sont ses points de progression à combler ».

Et Stéphane Baudry de préciser l’idée, à long terme, de la BECI Starter Academy. « On prépare ces nouveaux jeunes au monde de l’entreprise. On accompagne ces jeunes pousses,  afin de les faire grandir au mieux tout en les préservant ».

La force du collectif

La coordination de cette nouvelle structure a été confiée à Eric Vanden Bemden, conseiller en entreprises chez BECI. « Nous avons contacté chacun des jeunes entrepreneurs mis en avant dans notre numéro de février afin de leur faire connaître notre projet de Starter Academy. La moitié de ceux-ci, soit vingt, a intégré notre programme qui s’étend jusqu’à la fin de l’année. »  L’accompagnement est basé sur plusieurs axes afin d’être le plus complet possible. Dans un premier temps, ils ont participé à des tests de personnalité, suivis d’un débriefing avec un coach externe.

A la mi-mai, ils ont commencé à s’évaluer autour de Groupes d’échanges et de développement (GED). « Il s’agit d’une méthode de co-développement professionnel, développée au Canada, qui vise à mutuellement se présenter son projet pour ensuite échanger afin de trouver des idées ensemble », précise Eric Vanden Bemden. « Cette méthode implique une conviction préalable des participants à pouvoir apprendre les uns des autres afin d’améliorer leurs pratiques. C’est le principe de la force du collectif où chacun vient avec ses 3 P : son projet, ses préoccupations et ses problèmes. Et ensemble, ils s’aident pour y répondre. Les interventions sont animées par un coach qui coordonne les temps de parole et de réponses. »

Les participants ont rapidement compris l’utilité et la nécessité de communiquer entre eux. « Désormais, ils se réunissent deux heures par semaine autour de ces GED car ils se sont confortés dans l’idée que le partage est la meilleure méthode pour apprendre et progresser. En dehors de ces réunions, ils se consultent encore via un groupe WhatsApp où ils peuvent se poser à tout moment, même la nuit en cas d’urgence, une question. »

Coachs et mentors

Des jeunes entrepreneurs qui, fin mai et début juin, se sont succédé devant des experts et chefs d’entreprise. « Chacun a reçu 7 minutes pour présenter son projet pour ensuite se soumettre au jeu des questions et réponses durant 10 minutes. »

Dans leur accompagnement, ils sont encore encadrés individuellement par un mentor, mais aussi un coach. « Le premier s’attelle à parfaire le savoir-faire en étudiant notamment l’aspect professionnel, le second se consacre surtout au savoir-être. Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche de mentors qui souhaitent transmettre et partager leurs savoirs et expériences via, notamment, des séances semi-collectives d’une à deux heures par semaine. »

JCDecaux, un partenaire qui s’affiche 

Nos Starters ont reçu d’emblée une belle visibilité. D’abord par la présentation de leurs projets dans notre magazine papier distribué à 20.000 exemplaires, mais aussi, et à de nombreuses reprises, sur notre site Internet, nos pages Facebook et LinkedIn… Et puis, surtout, grâce au concours du réseau d’affichage JCDecaux. « Lorsque Mme Yildiz Ozcelik m’a évoqué le projet, j’y ai directement adhéré et décidé de soutenir l’initiative de BECI en mettant gracieusement à disposition notre réseau d’affichage pour mettre en valeur ces jeunes entrepreneurs », souligne Wim Jansen, CEO Belgium, Luxembourg & Israël au sein de JCDecaux.

Durant une semaine, sur 195 panneaux mobiles répartis dans l’ensemble des 19 communes bruxelloises, chacun des jeunes entrepreneurs est apparu en photo avec son projet qui a eu 12,5 millions de contacts garantis (chez les 12 ans et plus) en un semaine. A deux reprises même puisque, pour chaque projet entrepreneurial mis en avant, il y avait une affiche en français et une autre en néerlandais.

Quant aux raisons qui ont rapidement convaincu le CEO de JCDecaux d’un tel effort ? « Non seulement, nous sommes LE média de la Ville, mais nous souhaitons aussi être le moteur pour l’écosystème des sociétés et citoyens en ville », souligne Wim Jansen. « Comme de nombreuses entreprises, nous avons fortement été touchés par la crise sanitaire. Mais au-delà de ce contexte, nous souhaitons participer à des messages d’optimisme et de relance de l’économie. L’action sociétale menée par BECI entrait parfaitement dans cette optique et nous n’avons pas hésité à aider ces jeunes entrepreneurs à se lancer. »

Et de préciser : « JCDecaux, c’est le fruit d’une véritable histoire d’entrepreneuriat pour la bonne cause : celle d’améliorer la vie des citoyens en ville grâce à nos supports. On est là pour mettre les gens à l’abri en attendant le transport en commun, pour livrer des bancs dans les parcs, des poubelles pour les villes, des toilettes publiques à des endroits stratégiques, fournir la mobilité douce avec nos systèmes de vélos. A chaque fois, nous veillons à livrer ces produits de qualité en les accompagnant d’un support en entretien et en nettoyage de qualité. Tout cela, financé non par les taxes des citoyens mais bien par les annonceurs. »

 

Pour suivre la Starter Academy, c’est par ici.

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