Gouvernance et efficience : les demandes prioritaires des entreprises au monde politique

30 janvier 2024 à 10:01 

Menaces sur l’aide à l’export, taxes immobilières, mise à l’écart dans les plans de mobilité… Il a régné ces dernières semaines comme un climat anti-entreprises à Bruxelles, que BECI a fermement dénoncé. En ce début d’année électorale, la chambre rappelle la Région et les communes à leurs responsabilités à travers un mémorandum, détaillé par Olivier Willocx, CEO.

Depuis plusieurs mois, le passage au rouge de plusieurs voyants économiques et sociaux alarme la communauté business de Bruxelles. En particulier l’endettement régional, passé de 5,1 à 13,2 milliards d’euros en une législature.

On sait, bien sûr, les réponses financières extraordinaires qu’ont exigé la crise COVID, puis celle de l’énergie liée à la guerre en Ukraine. Aujourd’hui, la hausse des taux d’intérêts accroit massivement la charge de la dette, qui souffre en premier lieu d’un déséquilibre massif entre recettes (6.5 milliards) et dépenses (7.9 milliards). En somme, Bruxelles vit largement au-dessus de ses moyens. Le redressement budgétaire est urgent, actant clairement la fin de la philosophie du ‘quoi qu’il en coûte’.

Face aux différents défis qui s’annoncent, dont une urgente transition vers le zéro-carbone, les autorités doivent reconstituer des marges budgétaires préalables à toute politique ambitieuse. Si le monde économique peut être un partenaire fiable, il attend plus que jamais de ses partenaires publics bonne gouvernance et efficience.

Aux yeux de BECI, ces deux exigences doivent amener la Région et les communes à impérativement limiter le champ de l’action publique aux règles à respecter, aux actions complémentaires ou correctrices de l’initiative privée, aux investissements productifs et soutenables financièrement.

Avec une économie aussi ouverte que celle dans laquelle s’inscrit Bruxelles et le pays, la Région et les communes ne peuvent ignorer l’impact de leur action sur la compétitivité des entreprises et sur l’emploi, l’importance de l’attractivité internationale et domestique et l’indispensable besoin de mobilité pour toutes et tous.

À la veille d’une importante année électorale, la chambre de commerce bruxelloise lance ainsi un appel à la Région et aux communes à se ressaisir. Il s’agit de conclure un nouveau pacte social, avec, en ligne de mire, un objectif d’activité de 80 %, propre à financer les indispensables politiques publiques de demain.
BECI a souhaité formaliser cet appel ainsi qu’un nombre de recommandations clés pour les entreprises dans son mémorandum 2024-2030, véritable fil conducteur qui la guidera dans les combats qu’elle entend mener dans les prochaines années.

Coordonné par Xavier Dehan, Public Affairs Expert pour la chambre, ce document est le fruit d’une large concertation au sein du monde entrepreneurial bruxellois : grandes entreprises, PME et fédérations sectorielles. Le CEO Olivier Willocx en commente les principales recommandations.

 

Retrouvez le texte intégral du mémorandum ➤ ICI

 

à propos de l’auteur

Philippe Beco, BECI Journalist

Partager