Leaders, il faut re-mobiliser vos collaborateurs !

15 juillet 2021 à 08:07 | 549 vues

[article invité]

Dans quel état mental se trouvent vos collaborateurs ? À quel point la crise sanitaire actuelle les a-t-elle impactés ? Dans quelle mesure vie professionnelle et vie privée se sont-elles influencées ? La situation exceptionnelle que nous vivons nous apporte son lot de questionnements complexes, mais légitimes. Est-ce qu’en tant que dirigeant(e) d’entreprise ou responsable d’équipe, je dispose des outils pour gérer les sentiments divers qui peuvent avoir des répercussions sur les équipes ? Le risque, à terme, est d’aboutir à un épuisement émotionnel ou physique des personnes en place, voire de soi-même.

Si en période d’activité classique, les organisations prêtent attention à leurs membres et à leur potentielle démotivation ou à leur capacité à être démotivant, nous entrons dans une période de crise complètement différente qui nécessite de prendre en compte de nouvelles dimensions :

  • des situations privées particulières : garde des enfants, pressions familiales, peur de prendre les transports en commun…
  • une organisation du travail différente : difficulté à télé-travailler (ce n’est pas un choix, l’environnement ne s’y prête pas…), du chômage partiel ou temporaire, obligation par l’employeur à venir travailler sur site…

Tous les lundis, retrouvez Nicolas Delebois & Catherine Mertens de 12h30 à 13h30. Inscriptions gratuites

Les conséquences individuelles sont très variables. Nous n’avons pas tous la même faculté à traiter ces informations, à réagir émotionnellement, à gérer notre stress, à exprimer notre ressenti… Certains collaborateurs vont devenir de véritables « mangeurs de temps » et attendre énormément de vous. D’autres encore vont littéralement disparaître. Et enfin, les profils extrêmes et toxiques pourront être encore plus néfastes à leur environnement direct. De façon générale, ne pas tenir compte de ce risque pourrait conduire ces personnes à l’épuisement mental, mais aussi amener votre organisation à perdre en efficacité, ambiance, qualité relationnelle, niveau d’engagement… 

Comment reconnaître les signes avant-coureurs ? Comment parler de cette démotivation ? Quel type de suivi mettre en place ? Dès que les organisations doivent aborder ce qui touche à la partie émotionnelle et comportementale, elles ont tendance à se retrancher derrière l’infranchissable barrière du « respect de la vie privée ». 

Sans être psychiatre, ni même inquisiteur de la vie privée, vous pouvez proposer un dialogue efficace et constructif qui fera la différence entre ceux qui sont en perte de repères et ceux qui ont clairement fait le choix d’être négatifs. Dans la grande majorité des cas, vous êtes confronté à des personnes qui ont besoin d’aide. Il faudra faire preuve de compréhension et d’une grande implication pour montrer que vous êtes prêt à en parler et à envisager des solutions concrètes. C’est la meilleure façon de leur témoigner votre confiance et votre engagement à leur égard. Globalement, vous avez quatre zones sur lesquelles travailler en priorité : 

  1. Rassurer – montrer votre attention ;
  2. Mesurer – avoir des indicateurs appropriés comme signaux d’alarme et de suivi ;
  3. Prendre le temps – ne pas ajouter de pression de temps à la crise actuelle ;
  4. Impliquer et impliquer encore – s’assurer que tous peuvent contribuer.

Sachez pourtant gérer différemment ceux qui se montrent toxiques pour leurs collègues et leur environnement professionnel. Soyez ferme et cadrant. Ce négativisme affiché et voulu les amène à développer des comportements inappropriés qui doivent être traités comme tels par votre organisation. Voici quelques pistes : 

  1. Mettre en place une procédure interne claire pour gérer ces cas d’exception
  2. Donner les moyens aux responsables d’équipe de sanctionner (sous différentes formes)
  3. Montrer aux équipes en place que l’organisation n’accepte pas ce genre d’attitudes.

Ces situations provoquées par une crise hors-norme sont gérables. À vous de mettre ce qu’il faut en place pour accompagner au mieux les membres de vos équipes. À situation exceptionnelle, réaction exceptionnelle :

« La démence consiste à faire la même chose encore et encore et à s’attendre à des résultats différents. » – Anonyme

Alors, faites quelque chose de fou : changez l’histoire de votre organisation et mettez l’humain au cœur. Prenez soin de vos collaborateurs !

 

À propos de l’auteur

Nicolas Delebois, Co-Owner de L&AD

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