Réveillez le potentiel de vos collaborateurs !

9 septembre 2022 à 10:09 | 171 vues

Ce n’est sans doute plus en travaillant comme jusqu’il y a peu que l’on aidera l’entreprise à résister aux soubresauts économiques actuels. S’engager avec force et conviction ? Qu’on se le dise : certains salariés ne sont pas prêts à revêtir le « costume grisant de l’entrepreneur agile ». On devine les réactions de certains face à « ce nouveau slogan creux et manipulateur émanant du patronat ». Et si on parlait plutôt d’audace et d’initiative, aux employés ? Si on les prenait finalement pour des adultes autonomes parfaitement capables de prendre leurs responsabilités ? Et si on leur adressait des remerciements sans paternalisme ? On verrait émerger la fibre entrepreneuse de collaborateurs chez qui on ne la soupçonnait pas. De quoi aider considérablement l’employeur à survivre en ces temps incertains. Incertains ? Non ! Aventureux ! Et si tout cela pérennise l’emploi et désamorce le ‘quiet quitting’ (démission silencieuse) par la même occasion, on ne va pas s’en plaindre !

Tout cela, c’est bel et bien, mais concrètement ?

Allergique à la routine

L’employé-entrepreneur ne se contente plus d’accomplir les tâches qui lui sont attribuées. Il trouve bien plus gratifiant de participer au développement de l’entreprise en proposant de la valeur ajoutée dans des domaines qui ne sont pas forcément de son ressort. Il aime chercher des résultats à court terme avec les collègues – et intégrer cette approche dans le long terme. À l’instar des sportifs, l’employé-entrepreneur tentera sans cesse de se dépasser. Son agacement face à la routine d’antan le pousse à se fixer des objectifs supplémentaires. Et à sortir de sa zone de confort. Il ira au-delà de ce pourquoi vous l’avez engagé. Vous lui découvrez des capacités insoupçonnées. Il vous aidera à ne pas sombrer et à souquer ferme malgré la succession des tempêtes économiques. Sachez l’en remercier.

Se relever, encore et toujours

L’entrepreneur indépendant apprend constamment, notamment par ses échecs et sa faculté d’adaptation. Si une tactique ne fonctionne pas, il en trouvera une autre, plus performante. Bref, c’est en se relevant souvent et en avançant toujours que l’entrepreneur garde le cap. Alors imaginez sa force s’il parvient à s’entourer ne fût-ce que de quelques employés-entrepreneurs de la même trempe que lui ! Oui, le monde d’aujourd’hui et de demain confrontera l’entreprise à de nombreux vents contraires. Mais quelle n’est pas la puissance d’une équipe animée par l’esprit d’entreprise ?

Organisation et rigueur professionnelle

Comme un sportif, l’employé-entrepreneur est organisé et rigoureux. Il planifie son emploi du temps. Cette méthode le fait avancer étape par étape vers les objectifs. Mais admettons-le : il peut comme chacun d’entre nous céder au découragement. C’est humain et donc légitime.  L’employé-entrepreneur n’est pas un super-héros. Le ‘coup de mou’ le renseignera sur sa capacité à se dépasser. C’est là que jouera la solidarité avec les collègues. Ensemble, ils sont plus forts pour vaincre un écueil qui semble insurmontable au premier abord.

Un bon esprit d’équipe

L’employeur fait partie de l’équipe. Avec ses collaborateurs ‘empowered’, comme disent les Anglo-Saxons, il fait avancer l’entreprise vers l’objectif commun. En soi, c’est déjà une victoire. Mise en œuvre au quotidien, cette approche renforce l’implication de tous. Même une équipe au bilan mitigé peut gagner pour autant qu’elle apprenne à jouer le collectif ! Ce sera d’ailleurs l’occasion de repérer les collaborateurs qui se révèlent dans la difficulté. De quoi les mettre aux postes qui ont besoin de leurs compétences.

Et puis, il y a le nerf de la guerre. Chaque entreprise gère l’équilibre entre ses recettes et ses coûts. L’inventivité des employés peut contribuer à réduire le niveau des dépenses.

Dénichez les atouts cachés !

Bien des employeurs ont parmi leurs collaborateurs plusieurs pépites insoupçonnées, peut-être coincées dans une ‘job description’ un peu trop amidonnée. Ne soyons pas naïfs : ce potentiel discret a peu de chances de se révéler spontanément si la culture de l’entreprise et l’ambiance de travail incitent au profil bas.… ou à la démission à bas bruit.

C’est à l’employeur qu’il revient de réveiller ces potentiels enfouis en s’assurant que leur éclosion soit une expérience gratifiante (grisante ?)… dans la durée aussi. Un changement de paradigme ne se décrète pas. Il se suscite.

 

 

À propos de l’auteure

Catherine Mertens, Human Capital Advisor & Partnerships chez Beci

 

 

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