Se lancer dans une activité complémentaire ?

23 juin 2021 à 09:06 | 361 vues

[article invité]

Vous souhaitez arrondir vos fins de mois en vous lançant dans une activité complémentaire ? Voici ce que vous devez savoir !

Qu’est-ce qu’une activité complémentaire?

Une activité complémentaire vous permet de gagner de l’argent en plus de votre activité principale.

Attention, ce n’est pas à confondre avec un indépendant complémentaire.

Lorsque vous vous lancez dans une activité complémentaire, vous gardez votre statut et ne devez pas forcément devenir indépendant.

Une activité complémentaire peut se faire dans le cadre du travail associatif, des services occasionnels entre citoyens et des services via des plateformes collaboratives agréées.

Prenons un exemple concret : Marc est un jeune professeur de sciences. Il a une passion pour la photographie et aimerait se lancer dans une activité complémentaire de manière légale. Son souhait serait de pouvoir immortaliser les moments de ses proches, les amis de ses amis, ses collègues,… Il opte pour l’économie collaborative et s’inscrit sur une plateforme agréée. Ainsi, outre son salaire d’enseignant, il a la possibilité de gagner de l’argent supplémentaire tout en exerçant sa passion.

Changement de régime pour les activités complémentaires

Le 18 juillet 2018, le législateur a mis en place un système dans lequel les activités complémentaires étaient exonérées d’impôts et de cotisations sociales. Les montant perçus dans le cadre de ces activités étaient tout de même à déclarer.

Depuis le 1er janvier 2021, la loi a changé. La Cour Constitutionnelle a annulé ce système car elle jugeait que cela violait le principe constitutionnel d’égalité et de non-discrimination à plusieurs égards. Lors d’un communiqué de presse, elle expliqua que

« Les personnes qui exercent les mêmes activités dans le cadre du système des activités complémentaires exonérées d’impôt, en qualité de travailleur salarié ou d’indépendant, sont en effet traitées de manière très différente, sans justification raisonnable, en ce qui concerne la législation sur le travail, le régime de sécurité sociale et la fiscalité.

Dès lors que l’annulation de la loi peut avoir des conséquences défavorables pour les personnes qui exercent une activité complémentaire non soumise à l’impôt, la Cour maintient les effets des dispositions annulées pour les activités exercées jusqu’au 31 décembre 2020 »

Concrètement, voici ce qui change dans les différents cadres :

  • L’économie collaborative (uniquement via des plateformes reconnues)

Alors qu’en 2020 il était possible de gagner jusqu’à 6.340 € en revenus complémentaires sans être taxé, en 2021, vous serez taxé à un taux favorable. Comptez un taux d’imposition de 10% par l’État et un taux variant de 0,5% à 0,9% selon la commune dans laquelle vous êtes domicilié.

Notez que si vous gagnez plus de 6.340 € par an, vos revenus seront requalifiés en revenus professionnels. Dès lors, vous devrez avoir un statut d’indépendant (complémentaire ou complet) et serez imposé au taux progressif, comme tout indépendant en Belgique

  • Les services occasionnels entre citoyens (tels que chercher les enfants à l’école, préparer le repas, etc.)
    En 2020, les revenus complémentaires qui rentraient dans ce cadre étaient exonérés d’impôts avec une limite de 6.340 € par an (ceci étant indexé au montant de base de 3.830 €)

Aujourd’hui cette règle n’est plus d’application et vous serez taxé comme un revenu divers, soit à 33%.

  • Le travail associatif (tel que les coachs sportifs, l’accompagnement pour des activités extra-scolaires, etc.).

En ce qui concerne le travail associatif, les règles varient. Si vous effectuez une activité complémentaire dans une association culturelle ou une administration locale, vous ne profiterez plus du régime favorable et ne serez donc plus exonéré d’impôts.

Cependant, si vous effectuez une activité supplémentaire dans une association sportive, vous bénéficierez d’un taux favorable. En 2021, l’association devra payer à l’ONSS une cotisation de solidarité de 10 % de l’indemnité convenue. Le travailleur sera taxé à un taux de 10%. Le plafond des revenus annuels est maintenu à 6.000 €.

Notez que ceci est un régime temporaire pour un an et uniquement applicable dans le secteur du sport.

Quels sont les avantages des activités complémentaires ?

Un premier avantage est que même si les règles concernant les revenus complémentaires ont changé, prester des activités complémentaires reste (dans la majeure partie des cas) tout de même avantageux d’un point de vue fiscal.

Deuxièmement vous pouvez mettre votre temps libre à profit pour gagner facilement un peu d’argent supplémentaire et arrondir vos fins de mois facilement. Trouvez une activité qui vous plait et gagner un revenu complémentaire grâce à celle-ci.

De plus, en travaillant dans un secteur que vous appréciez, vous pourriez vous découvrir une nouvelle voie professionnelle. Si nous reprenons notre exemple ci-dessus, Marc pourrait se rendre compte qu’il adore la photographie au point d’en faire son métier. Il pourrait quitter sa position de professeur de sciences et devenir indépendant.
Pour finir, avoir une activité complémentaire vous permet d’avoir un peu de diversité dans votre vie professionnelle. C’est une opportunité pour prendre un peu de votre temps et vous épanouir dans votre passion !

 

À propos de l’auteur

Thomas Bogaerts, auteur de contenu et blogueur

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