51 entreprises bruxelloises décrochent le précieux sésame

2 mars 2023 à 11:03 

51 entreprises bruxelloises décrochent le précieux sésame 51 entreprises bruxelloises décrochent le précieux sésame

Comme chaque année, le Top Employer Institute vient de certifier les sociétés considérées comme les meilleures du pays. Une cinquantaine d’entreprises bruxelloises décrochent ce précieux sésame.

Depuis 32 ans, le Top Employer Institute attribue une certification de meilleur employeur à plus de 1.800 entreprises publiques et privées dans plus de 120 pays, avec un impact indirect sur quelque 8 millions d’employés. En Belgique, 87 entreprises, dont 51 rien qu’à Bruxelles, viennent d’obtenir ce titre. En cette période de pénurie de main d’œuvre, être reconnu pour son excellence en matière de ressources humaines constitue bien évidemment un atout non négligeable pour attirer voire retenir du personnel.

 

300 pratiques RH analysées

Le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’il n’est pas simple du tout de décrocher ce titre tant convoité. Pour certifier les entreprises, le Top Employer Institute recourt à une méthodologie très rigoureuse. Dans un premier temps, un questionnaire est envoyé aux entreprises qui en font la demande. Cette enquête se compose de 6 domaines portant sur un ensemble de 20 sujets. Chacun de ceux-ci comporte de 10 à 30 questions.

Au total, 300 pratiques RH sont analysées. Elles touchent à la stratégie d’entreprise, à ses objectifs et valeurs, à l’environnement de travail, à la politique de recrutement, aux possibilités d’apprentissage et de carrière, au bien-être et à l’écoute des employés, à la diversité, l’équité et l’inclusion, etc.

Dans un second temps, l’institut procède à un audit. Objectif : s’assurer que les réponses fournies correspondent bien à la réalité. Grâce à des entretiens et questions complémentaires avec le service RH, les auditeurs valident ou non les réponses fournies dans le questionnaire écrit.

Seul bémol à cette procédure : les employés eux-mêmes ne sont pas directement consultés. Toutefois, l’audit permet de vérifier si l’employeur est bien à l’écoute de ses collaborateurs. De plus, l’entreprise a tout intérêt à communiquer sa démarche de certification auprès de son personnel ; elle crée de la fierté et de l’engagement auprès de celui-ci, d’autant plus si ce personnel est y associé d’une manière ou d’une autre.

 

Entreprises bruxelloises : des critères évolutifs

Chaque année, en Belgique, le taux de renouvellement des entreprises certifiées est de l’ordre de 70 %. Et pour cause : c’est non seulement compliqué de devenir Top Employer, mais ce l’est tout autant de le rester en raison de l’évolution des critères d’évaluation.

Le Top Employer Institute recourt à une méthodologie très rigoureuse.

Pour l’édition 2023, le thème de l’égalité – hommes-femmes, salariale, etc. – a par exemple été ajouté à ceux de la diversité et de l’inclusion. En outre, une fois que des questions font l’objet de réponses favorables chez tous les participants, elles sont éliminées l’année suivante. Des entreprises certifiées une année peuvent aussi décider d’elles-mêmes de ne plus participer au programme de certification l’année suivante.

Elles préfèrent par exemple se focaliser sur des aspects RH spécifiques comme la formation ou les plans de carrière de leurs collaborateurs, portant dès lors moins d’attention temporairement aux autres aspects. L’audit de l’institut étant payant, les raisons peuvent être aussi d’ordre budgétaire.

 

Une valeur ajoutée incontestable

Le titre de Top Employer est synonyme de multiples avantages. L’entreprise certifiée voit ainsi sa « marque employeur » renforcée et se positionne beaucoup mieux comme employeur de choix sur le marché du travail.

Grâce à l’audit, elle peut aussi bénéficier de certains enseignements, au même titre d’ailleurs qu’une entreprise qui participe au programme mais qui n’est finalement pas certifiée. Elle dispose en effet d’une série de tableaux de bord et de points de comparaison avec d’autres entreprises ; ils
lui permettront d’améliorer certains aspects de sa politique RH à l’avenir.

 

  Audi Brussels

 

  • Le plus grand employeur privé de la Région bruxelloise fait ainsi partie des meilleurs employeurs belges pour la 5e année consécutive. Avec quelque 3.000 collaborateurs il entend placer les hommes et la culture au cœur de sa stratégie d’entreprise. L’audit réalisé par le Top Employer Institute met notamment en évidence les excellentes conditions de travail, l’environnement de travail innovant, les formations ciblées et un système de comptabilisation individualisé du temps de travail.
  • La diversité est l’une des 7 valeurs de l’entreprise. Elle se traduit entre autres par l’attention portée aux quelque 40 nationalités présentes et par le fait qu’on y parle couramment 4 langues. Comme le rappelle la société, 75 % des habitants de Bruxelles ont des racines étrangères.
  • Autres focus en termes de diversité : attirer les femmes vers cette industrie technologique, entre autres via sa participation au Women Automotive Network ; soutenir et accompagner les travailleurs LGBTQ+ ; offrir des emplois adaptés aux personnes en situation de handicap et les soutenir entre autres via l’initiative Valuable 500 ; faire se rencontrer les jeunes et les aînés, notamment via son programme de formationen alternance.

  STIB

 

  • En matière de diversité et d’inclusion, la société publique de transport bruxelloise, forte de quelque 10.000 collaborateurs, œuvre en particulier dans 6 domaines d’action : l’employabilité des femmes, l’origine ethnique, les personnes en situation de handicap, le recrutement des jeunes, le bien-être au travail des seniors et la hausse du nombre de néerlandophones.
  • Chaque année, elle engage 115 jeunes Bruxellois ayant au maximum le certificat d’enseignement secondaire supérieur pour un « contrat première embauche » d’un an dans une fonction d’agent multimodal junior. Leur intégration au sein de l’entreprise est facilitée notamment via des coachings et formations. Au terme de cette expérience, une majorité d’entre eux continuent leur carrière à la STIB.
  • La société de transport lutte activement contre tout phénomène de harcèlement. À cet égard, elle s’inscrit clairement dans les plans régionaux, dont celui de la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle a mis en place par exemple une campagne contre le sexisme en entreprise. Elle a aussi créé une formation des chauffeurs et agents en contact avec le public afi n qu’ils fournissent un accueil adapté aux voyageurs qui seraient victimes de ce phénomène.

 Daoust

 

  • Avec quelque 450 collaborateurs permanents et 12.500 personnes mises au travail par semaine, cette entreprise de ressources humaines de 3e génération entend avant tout garder son esprit familial. Au cœur de ses préoccupations : le respect des valeurs humaines, sociétales, environnementales et de diversité.
  • Cet esprit convivial et familial se traduit entre autres par une série d’événements internes : son Kick Off annuel, qui revient sur les réalisations de l’année écoulée et les nouveaux défis pour l’année à venir ; son Family Day, lors duquel les collaborateurs viennent vivre une journée de détente avec leur famille ; ses multiples événements comme le Daoust@themovies, La D-Night, sa fête du personnel et sa Saint-Nicolas.
  • La société accorde une attention très forte à la formation des collaborateurs. Elle dispose même de son propre département, la Daoust University, qui les suit tout au long de leur carrière. Les consultants, par exemple, bénéficient ainsi d’une formation théorique – outils internes, législation sociale, technique de sélection, etc. –, en alternance avec la pratique en agence.

  UZ Brussel

 

  • L’hôpital universitaire créé dans le giron de la VUB compte près de 4.200 collaborateurs. Vu sa mission de base, c’est sans surprise qu’il investit énormément dans la formation de son personnel. Journées d’étude, conférences, ateliers, perfectionnement et attribution de congés-éducation sont notamment au programme des remises à niveau.
  • L’institution hospitalière tente d’assurer le meilleur équilibre possible entre travail et vie privée. Elle propose notamment une crèche sur le campus, une garde d’enfants pendant les vacances et une fête des enfants. La réduction du temps de travail via par exemple le crédit-temps, l’aide en cas de maladie de longue durée, le congé parental, le congé et les pauses d’allaitement font également partie de ses priorités.
  • Le personnel infirmier bénéficie immédiatement d’un contrat à durée indéterminée dès son engagement, avec prise en compte intégrale de son ancienneté. Il dispose aussi d’un système d’indemnités liées aux résultats, d’une indemnité forfaitaire pour le temps de travail irrégulier et de bien d’autres avantages.

 

Newsletter HR & Social

  • Soyez toujours informés, abonnez-vous à la newsletter HR & Social de Beci

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Partager