À Bruxelles, les PME tiennent le tissu économique à bout de bras. Encore faut-il leur laisser l’espace pour avancer. Avec son Plan PME, Beci propose un cadre plus lisible, pensé pour celles et ceux qui entreprennent au quotidien.
À Bruxelles, entreprendre ne manque ni d’idées ni d’envie. Ce qui fait défaut, en revanche, c’est souvent le cadre. Trop mouvant, trop fragmenté, parfois difficile à lire. Le cadre force les entreprises à passer autant de temps à décoder les règles qu’à développer leur activité. Non qu’elles se plaignent, mais c’est le quotidien de milliers de PME qui font tourner l’économie bruxelloise, quartier après quartier.
Ce constat, il traverse les pages de ce magazine depuis plusieurs mois, en bruit de fond. Celui d’entrepreneur·es qui ne demandent pas moins de règles, mais de meilleures règles. Des règles qui aient du sens. Le Plan PME porté par Beci s’inscrit dans cette continuité éditoriale : prendre acte de ce qui coince et proposer une autre manière de faire. Plus claire, plus cohérente, plus praticable.
Revenir à l’esprit de la règle
La norme n’est pas l’ennemie de l’économie… L’excès de complexité, si. Le Plan PME part de là : une règle doit être utile, compréhensible, proportionnée et alignée sur son objectif. Réguler, oui. Empiler, non. Beci défend une relation plus équilibrée entre les autorités et les entreprises. Une administration qui contrôle, bien sûr, mais qui accompagne aussi.
Cela passe par certaines mesures : reconnaître le droit à l’erreur pour les entrepreneur·es de bonne foi, écrire des règles lisibles, garantir des délais clairs et opposables. Le principe du « only once », trop souvent invoqué sans être pleinement appliqué, doit devenir la norme. Une information transmise ne devrait pas être redemandée. Derrière ces propositions, l’objectif est de dégager du temps et de l’énergie pour l’activité économique, sans affaiblir l’intérêt général.
Sortir de l’imprévisible
Gérer une PME, c’est arbitrer en permanence. Investir ou attendre, embaucher ou temporiser, se développer ou consolider. Néanmoins, décider suppose anticiper. Or, à Bruxelles, la prévisibilité fait parfois défaut. Fiscalités communales hétérogènes, permis aux délais incertains, règles interprétées différemment selon les guichets : l’environnement donne parfois le sentiment d’un bricolage permanent.
Le Plan PME ne promet pas un monde parfaitement simple, mais il propose de remettre de la cohérence. Cela implique d’harmoniser ce qui peut l’être, concerter avant de modifier, stabiliser plutôt que corriger sans cesse. En matière de permis d’urbanisme et d’environnement, la logique est la même : un dossier unique, des délais synchronisés, moins de demandes de compléments et davantage de continuité entre communes et Région. Du côté de l’emploi, la simplification des primes vise surtout à enlever des couches inutiles. Embaucher est déjà un acte engageant, il n’a pas besoin d’être décourageant.
Regarder les PME telles qu’elles sont
Une entreprise ne vit jamais en ligne droite. Elle se crée, se développe, s’adapte, traverse parfois des périodes plus délicates. Le Plan PME assume cette réalité. Il soutient les entrepreneur·es dès le démarrage, mais aussi lorsque les choses se compliquent.
Il affirme aussi la place de l’industrie urbaine, de la logistique et des activités productives dans la Région. Diversifier l’économie, raccourcir les chaînes de production, maintenir des emplois ancrés localement : ces choix renforcent la résilience bruxelloise. La transition environnementale et numérique s’inscrit dans cette même approche pragmatique. Les PME sont prêtes à évoluer, à condition de pouvoir compter sur un cadre stable, qu’on leur parle concrètement et qu’on leur donne les moyens de le faire.
Cadre économique & cadre politique
Le Plan PME pose un cadre, certes… mais un cadre, aussi cohérent soit-il, ne sert à rien sans gouvernail pour le faire vivre. Depuis plus de 600 jours, Beci le répète : sans gouvernement pleinement opérationnel, les décisions restent en suspens et les entreprises avancent à l’aveugle.
Ce décalage devient difficilement tenable. Les PME font vivre les quartiers, créent de l’emploi et portent l’économie du quotidien. Elles demandent un exécutif capable de trancher, d’assurer la continuité des politiques publiques et de donner de la lisibilité à celles et ceux qui investissent ici. En bref, donner de l’air aux PME, c’est aussi oser décider. Osons enfin Bruxelles.
Simplifier pour entreprendre ? Lisez les principes de Beci pour réguler sans étouffer !