Faillites en hausse, comment préserver l'économie bruxelloise ?

6 février 2026 par
Era Balaj

En 2025, les faillites atteignent un niveau inédit depuis plus de dix ans. À Bruxelles, la pression s’accentue sur les entreprises. Face à cette réalité, le CEd Relance de Beci propose un accompagnement pour analyser, anticiper et, lorsque c’est possible, relancer.

En 2025, 11.665 entreprises ont été déclarées en faillite en Belgique, selon Statbel. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2013. Après des années marquées par des crises successives (sanitaires, énergétiques, inflationnistes), la tendance ne se résorbe pas. À Bruxelles, elle se fait sentir avec une acuité particulière : 2.184 faillites ont été enregistrées soit 13,6% de plus qu’en 2024. Pour la capitale, « cela fait de l’année 2025 la plus élevée des six dernières années », souligne l’étude.

Derrière ces statistiques, il y a des dirigeant·es sous pression, des équilibres financiers fragilisés, des décisions reportées faute de visibilité. Dans de nombreux cas, l’activité tient encore, mais les marges se réduisent, la trésorerie se tend et les incertitudes compliquent les décisions. Ce glissement progressif, souvent silencieux, est ce qui rend les situations les plus délicates à gérer.

Une fragilité diffuse dans le tissu économique bruxellois

La hausse des faillites ne relève pas d’un accident conjoncturel. Elle traduit une fragilisation progressive du tissu entrepreneurial, en particulier chez les TPE et PME, très présentes à Bruxelles. L’augmentation des coûts, l’indexation des salaires, un accès au crédit plus contraint et un climat économique instable composent un environnement exigeant, parfois éprouvant.

« À Bruxelles, 2.184 entreprises ont fait faillite, soit + 13,6 % par rapport à 2024 »

Beaucoup d’entreprises restent pourtant viables. Pourtant, il suffit de quelques déséquilibres (retards de paiement, charges mal calibrées, manque d’anticipation…) pour faire basculer une situation. Souvent, les signaux sont là, bien avant la rupture.

Le problème n’est pas tant de les voir que de savoir comment y répondre. Trop souvent, les dirigeant·es avancent seul·es, convaincu·es qu’il faut encore « tenir un peu », attendre que la situation s’améliore. Or, plus le temps passe, plus les marges de manœuvre se réduisent. C’est précisément dans cet entre-deux que l’accompagnement prend tout son sens.

Le CEd Relance, le soutien de première ligne

Chez Beci, le Centre pour Entreprises en Difficulté (CEd Relance) s’adresse aux entreprises confrontées à des difficultés économiques, financières ou organisationnelles. Le dispositif propose un premier échange confidentiel. L’enjeu n’est pas de poser un diagnostic tardif, mais d’éclairer les choix possibles : comprendre d’où viennent les difficultés, mesurer leur ampleur, identifier ce qui relève d’un problème structurel de ce qui peut encore être corrigé. À partir de cette analyse, l’entreprise est orientée vers les solutions les plus adaptées, en fonction de son contexte et de son degré de vulnérabilité.

Pour beaucoup de dirigeant·es, ce premier pas permet aussi de rompre l’isolement, mettre des mots sur les difficultés, structurer la réflexion et reprendre une forme de contrôle sur le calendrier des décisions.

Mieux vaut prévenir que subir

Selon les situations, le CEd Relance peut mobiliser différents types d’appui : analyse de trésorerie, réflexion sur la structure des coûts, accompagnement managérial ou mise en relation avec des expert·es externes, notamment en droit ou en comptabilité. Lorsque cela s’avère pertinent, des outils juridiques comme la Procédure de Réorganisation Judiciaire (PRJ) peuvent également être évoqués, à condition d’être activés suffisamment tôt.

Néanmoins, l’essentiel du travail se joue en amont, dans la capacité à repérer les signaux faibles, à poser les bonnes questions et à agir avant que les marges de manœuvre ne disparaissent. Prévenir plutôt que subir, ajuster plutôt que constater : c’est souvent là que se fait la différence, d’autant plus dans un contexte où les faillites atteignent un niveau préoccupant.

À Bruxelles, le CEd Relance s’inscrit dans cette logique : accompagner les entreprises lorsqu’il est encore temps d’ajuster la trajectoire et, lorsque c’est possible, de préparer un rebond durable. Chaque semaine, Beci met à disposition des outils et solutions en cas de difficulté, et propose des rendez-vous collectifs ou individuels pour poser un diagnostic de l’entreprise.



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  • Par téléphone du lundi au vendredi, de 7 à 22h : 02.533.40.90
  • Par e-mail : ced@beci.be

Des questions ? Contactez Eric Vanden Bemden, coordinateur du CEd Relance chez Beci : evb@beci.be



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