Un levier RH toujours attractif, dans un cadre légal précis
Les titres-repas restent, en 2026, l’un des avantages extralégaux les plus appréciés par les travailleur·euse·s et les employeur·euse·s en Belgique. Simples à comprendre, fiscalement avantageux et largement acceptés, ils constituent un outil concret de soutien au pouvoir d’achat.
Depuis le 1er janvier 2026, le cadre légal évolue. L’occasion idéale de faire le point à la fois sur les nouveautés et sur les principes fondamentaux qui encadrent l’octroi des titres-repas.
Les nouveautés au 1er janvier 2026
Augmentation du montant maximal
La valeur faciale maximale d’un titre-repas passe de 8,00 € à 10,00 € par jour effectivement travaillé.
Cette augmentation permet aux employeur·euse·s qui le souhaitent d’accroître l’avantage net octroyé, sans alourdir le coût salarial global.
Relèvement du plafond de l’intervention patronale exonérée
La quote-part maximale de l’employeur exonérée de cotisations sociales est portée à 8,91 € par titre-repas (contre 6,91 € auparavant).
Concrètement, tant que ce plafond est respecté et que les conditions légales sont remplies, l’intervention de l’employeur reste exonérée de cotisations ONSS et non imposable dans le chef du/de la travailleur·euse.
Contribution minimale du/de la travailleur·euse
La participation personnelle minimale du/de la travailleur·euse reste inchangée et complète la différence entre la valeur faciale du titre-repas et l’intervention patronale.
Rappel des principes légaux essentiels
L’octroi de titres-repas est strictement encadré par la législation sociale et fiscale (ONSS et fiscalité). Pour conserver leur régime avantageux, toutes les conditions doivent être respectées.
Attribution liée aux jours effectivement prestés
Les titres-repas ne peuvent être octroyés que pour les jours effectivement travaillés.
Ils ne sont donc, en principe, pas dus pour :
- les jours de maladie,
- les congés légaux,
- les jours fériés non prestés, sauf dispositions sectorielles spécifiques.
Un avantage collectif et encadré
Les titres-repas doivent être octroyés :
- sur base d’une convention collective de travail,
- ou d’un accord individuel écrit,
- ou via le règlement de travail.
Ils ne peuvent pas être accordés de manière arbitraire ou discriminatoire.
Pas de conversion du salaire
Les titres-repas ne peuvent pas remplacer une rémunération existante ou servir de compensation pour une réduction de salaire.
Titres-repas électroniques
En pratique, la quasi-totalité des entreprises utilise aujourd’hui des titres-repas électroniques, ce qui implique :
- une gestion correcte via le prestataire,
- un paramétrage adéquat en paie,
- une communication claire aux collaborateur·rice·s sur l’utilisation et la durée de validité.
Points d’attention pour les équipes RH
- Vérifier la conformité des montants après l’augmentation (plafond employeur, valeur faciale).
- S’assurer que les paramètres de paie et les règles d’attribution sont correctement mis à jour.
- Tenir compte des éventuelles dispositions sectorielles ou d’entreprise.
- Communiquer de manière transparente et inclusive sur l’impact concret pour les collaborateur·rice·s.
L’augmentation des titres-repas en 2026
constitue une opportunité intéressante pour les entreprises bruxelloises
et belges de renforcer leur politique RH, tout en respectant un cadre légal
clair et maîtrisé.
Comme toujours, une mise en œuvre réussie repose sur :
- une bonne coordination entre RH, paie et partenaires sociaux,
- une information accessible et inclusive,
- et une lecture attentive des règles sociales et fiscales applicables.
Par Daniel Binamé.
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